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Région bruxelloise : près de 5 transferts de patients covid par jour vers d'autres régions du pays

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21 avr. 2021 à 17:09 - mise à jour 21 avr. 2021 à 17:09Temps de lecture2 min
Par Tom Denis

56% de la capacité des soins intensifs est occupée par des patients atteints de la covid en Région Bruxelloise. À cela viennent s’ajouter les personnes hospitalisées pour d’autres raisons. Au total, ce mercredi, 99% des lits des unités de soins intensifs étaient occupés dans les hôpitaux bruxellois, cela correspond à moins de 5 places libres.


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Cela pose problème ? Comment gère-t-on la situation ?

Les soins intensifs ne sont pas limités en ce moment aux patients covid comme c’était le cas lors de la première vague de l’épidémie en avril de l’année dernière.

"C’est aujourd’hui plus compliqué puisque des interventions ont lieu afin de traiter les 'urgences'", explique Pascal Rosière, l’inspecteur fédéral d’hygiène mandaté entre autres pour coordonner les services de soins intensifs en Région bruxelloise. "Après un an de crise, le personnel est très fatigué. L’absentéisme du personnel infirmier spécialisé est important. Les hôpitaux sont plutôt contraints de fermer des lits par manque de personnel adéquat formé. Il devient très compliqué d’aller au-delà des lits agréés sans impact pour la qualité des soins. C’est pour cette raison que nous transférons les patients afin de lisser la charge dans les services de soins intensifs. Ceci permet de garantir une qualité des soins la meilleure possible". Ce mardi 20 avril, ce sont donc cinq patients qui ont été envoyés dans des hôpitaux d’autres provinces. Ce chiffre reste stable depuis trois jours.

Les hôpitaux font face à différentes contraintes

La clinique Saint-Jean située au cœur de Bruxelles dispose de quinze lits agréés de soins intensifs. Depuis deux semaines, ils sont tous occupés. " C’est très tendu", alerte Kenneth Coenye, le médecin chef de la clinique. "On est en train de transférer des patients tout le temps dans des hôpitaux bien au-delà de la Région bruxelloise. Ce sont parfois de jeunes patients et on n’aime pas trop les mettre dans des ambulances parce que les conditions médicales ne sont pas optimales comparés aux soins donnés au sein de l’hôpital".

L’hôpital Universitaire Saint-Luc, avec ses 35 lits de soins intensifs agréés a, quant à lui, plus de possibilités de manœuvre. "C’est gérable pour le moment", explique Pierre-François Laterre, le chef du service des soins intensifs. Dans son service, même avant la crise sanitaire, jongler entre les lits et composer avec les contraintes étaient des exercices quotidiens. "Notre structure est plus élastique que d’autres. Nous avons par exemple des lits de soins intensifs de pédiatrie. Parfois on va y mettre un adulte ou inversement. On a un accordéon plus facile à utiliser que ceux qui ont un petit nombre de lits".

Phase 2A dans les hôpitaux

Dans l’entièreté du pays, depuis le 6 avril dernier, les hôpitaux sont en phase 2A. C’est-à-dire que 60% des lits de soins intensifs sont désormais réservés pour les patients Covid contre 50% en phase 1B. Ce sont donc près de 1400 lits consacrés aux patients Covid. Ce mercredi 925 lits étaient occupés. Sur le papier, le quota ne justifie donc pas un passage à une phase supérieure à l’échelle nationale.


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