RTBFPasser au contenu

Région bruxelloise: une prime unique de 500 euros pour les agents communaux

Région bruxelloise: une prime unique de 500 euros pour les agents communaux
15 déc. 2020 à 16:582 min
Par Belga

La Région bruxelloise a débloqué 15 millions d'euros pour l'octroi d'une prime unique de 500 euros à l'ensemble des agents travaillant au sein des Pouvoirs locaux bruxellois (communes et CPAS), soit quelque 30.000 fonctionnaires. Le ministre des Pouvoirs locaux, Bernard Clerfayt (DéFI), à l'initiative de la mesure, a ainsi confirmé mardi une information rendue publique au début du mois.

Selon le ministre Clerfayt, les salaires des travailleurs communaux ont connu trois revalorisations importantes pour lesquelles la Région est intervenue, depuis 2000. En 2001, tous les fonctionnaires locaux ont été augmentés de 2% (1% pris à charge par la Région).

En 2005, les fonctionnaires locaux ayant au maximum un niveau secondaire inférieur (niveaux E et D), ont été augmentés de 3% (dont 2 pris en charge par la Région).

En 2007, les fonctionnaires locaux ayant leur diplôme du secondaire supérieur (niveau C) ont été à leur tour augmentés de 3% (dont 2 pris en charge par la Région).

Cela fait donc plus de 12 ans que les salaires des employés locaux n'ont connu aucune revalorisation et plus de 20 ans pour les niveaux les plus élevés, qui ne jouent pas à armes égales avec les fonctionnaires d'autres niveaux de pouvoir.

Le gouvernement bruxellois s'est donc engagé à débloquer 15 millions en 2020, 22,5 millions en 2021, 33,8 millions en 2022, 45 millions en 2023 et 56,3 millions en 2024, soit plus de 170 millions sur l'ensemble de la législature, a ajouté le ministre bruxellois des Pouvoirs locaux.

Selon lui, les 15 millions sont convertis en une prime unique de 500 euros. La répartition des 15 millions entre communes a été faite sur la base du nombre d'équivalents temps plein (ETP).

Comme pour les précédentes revalorisations, une partie de la prime sera à charge des communes. "Ces dernières ne se sont jamais opposées à prendre en charge la part qui leur incombait. Au contraire, 18 communes sur les 19 ont, par une motion votée en conseil communal, jugé légitimes les revendications salariales. Elles s'engageaient donc nécessairement à en financer une partie", a souligné le ministre.

En 2020, la Région prend en charge près de 87% du coût de la mesure, une part inégalée jusqu'ici.

"Et pour 2021 jusque 2024, nous interviendrons à hauteur de 75% du coût global", a encore dit M. Clerfayt.

Pour ces quatre prochaines années, on avait appris il y a deux semaines que plusieurs bourgmestres bruxellois rechignent sur les modalités de répartition de la manne régionale destinée au paiement de la prime.

Le ministre annonce un mécanisme basé d'une part sur le nombre d'ETP (pour un tiers) mais aussi sur la clé de répartition de la dotation générale aux communes (pour deux tiers). Or ce dernier paramètre est plus avantageux pour des communes telles que Schaerbeek et Molenbeek. Il l'est moins pour d'autres comme Woluwe-Saint-Lambert.

Parmi les détracteurs, le plus silencieux lors des dernières réunions ne fut pas Olivier Maingain, l'ex-président de DéFI, actuellement bourgmestre de Woluwe-Saint-Lambert, qui a fait part de son intention de requérir un avis juridique circonstancié sur l'opportunité d'introduire un recours en annulation de la mesure. Didier Gosuin (Auderghem) ne semble pas non plus transporté de joie à l'évocation des modalités avancées par le ministre DéFI. Du côté socialiste, il n'y a pas que des heureux non plus.

Quoi qu'il en soit, si l'on en croit le cabinet du ministre, la clé de répartition 1/3 ETP et 2/3 DGC à partir de l'an prochain relève d'une décision de tout le gouvernement bruxellois associant entre autres le PS, DéFI et Ecolo.

Articles recommandés pour vous