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Rentrée scolaire: le point dans les écoles communales liégeoises sinistrées en juillet 2021

A l'école des Grands Prés, à Chênée, les élèves et les enseignants ont enfin pu réintégrer leurs installations, complètement rénovées, plus d'un an après les inondations.

© RTBF

C'est la rentrée des classes dans le maternel et le primaire. Une rentrée avancée à la fin du mois d'août en raison de la réforme des rythmes scolaires en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Un retour en classes qui a eu lieu dans une atmosphère toute particulière dans les écoles sinistrées lors des inondations catastrophiques, il y a un peu plus d'un an.

C'est le cas de l'école fondamentale des Grands Prés à Chênée, en banlieue liégeoise, un établissement entièrement remis à neuf après avoir été submergé par deux mètres d'eau. La précédente rentrée scolaire avait eu lieu dans des conteneurs.

L’occasion de faire le point sur cette rentrée scolaire dans les écoles liégeoises qui ont été sinistrées, avec Roland Léonard, échevin des travaux et des bâtiments, et Jean-Pierre Hupkens, échevin de l’instruction publique.

Moins d'élèves inscrits sur certaines implantations: "Une transition" selon l'échevin

En ce qui concerne le nombre d'inscriptions, les effets des inondations se font ressentir, comme le confirme Jean-Pierre Hupkens: "Clairement, il y a eu un impact. Des personnes ont dû déménager, il y avait des incertitudes quant à l'état des écoles à la rentrée, même si, il faut le souligner, le travail a été remarquable, -on le voit ici à Chênée-, en très peu de temps. Il y a un impact, c'est certain, a contrario de la tendance générale qui est plutôt positive. Maintenant, il est évidemment beaucoup trop tôt pour tirer des conclusions, parce qu'il y avait cette incertitude et le directeur de l'établissement disait qu'il avait encore eu des demandes, et il va encore y en avoir, très certainement. Et puis il y a les situations spécifiques puisqu'ici, nous sommes dans un établissement en immersion, c'est encore une particularité."

Par rapport à l'année avant les inondations, le nombre d'élèves inscrits à l'école des Grands Prés a en effet diminué. Pour l'échevin, il s'agit d'une transition: "Sur cette implantation, on est à une trentaine d'élèves en moins. Sur d'autres implantations, c'est moins marqué, comme à Angleur. Mais je suis convaincu que c'est un passage et qu'on va revenir aux normes qu'on connaissait avant les inondations, d'autant plus que le dynamisme des équipes pédagogiques est extrêmement important et fait plaisir à voir."

Le nombre d'enseignants maintenu

Pour retrouver les niveaux de fréquentation d'avant les inondations, l'essentiel, c'était bien sûr d'effectuer les travaux. Mais d'autres dispositifs peuvent également être actionnés, comme le souligne l'échevin de l'instruction publique: "Il peut y avoir des soutiens pédagogiques, des animations, bref, un souci accru apporté à l'école, en ce compris en installant des technologies modernes d'enseignement par exemple. Tout ça, nous allons le faire évidemment prioritairement pour les établissements qui ont été sinistrés."

Ceux qui s'inquiètent tout de même, ce sont les enseignants. Un moratoire a été mis en place pour préserver leur poste: "La Communauté française a pris les mesures pour maintenir l'encadrement, en dépit des diminutions de fréquentation. Ce n'est pas un dispositif permanent, mais nous avons une période transitoire pour nous restructurer et retrouver les niveaux d'avant le sinistre."

Un bilan positif au niveau des travaux

Au niveau des travaux dans les écoles sinistrées, le bilan est largement positif, un an après les inondations. "On progresse bien depuis un an" confirme Roland Léonard. "La plupart des écoles ont pu réintégrer, dès le 1er septembre de l'année dernière, avec évidemment des travaux nécessaires dans pas mal d'implantations. Il y a quatre grands complexes scolaires qui ont été touchés fortement, à Chênée et Angleur. L'école la plus touchée, c'est celle des Grands Prés, à Chênée, qui elle, n'a pas pu être réinstallée dans ses murs. Donc pendant un an, cette école a dû s'installer de l'autre côté de la rue dans une école provisoire. Aujourd'hui est donc un grand jour puisqu'on se réinstalle dans les bâtiments historiques de l'école, complètement rénovés."

Un véritable challenge en un an: "Avec deux mètres d'eau au rez-de-chaussée, des installations électriques détruites, tous les parachèvements à réaliser, des nouveaux châssis, des nouvelles chaufferies... c'était un vrai challenge. Les services et les entreprises qui ont travaillé ici ont fait des miracles."

Un budget de trois millions d'euros

Ces travaux suite aux inondations ont aussi été l'opportunité d'améliorer les choses: "Il y a toujours un bénéfice secondaire à toute catastrophe et ici, on a vraiment cherché des solutions avec l'équipe éducative. On a par exemple créé des passages entre les classes qui n'existaient pas, on a repositionné des écrans multimédias avec des connexions internet (puisque c'est une école à immersion linguistique, c'est important d'avoir cet outil). On a donc profité de ce chantier pour améliorer les choses."

Au total, en termes de rénovation de bâtiments, les inondations auront coûté pas moins de 3 millions d'euros. "Rien pour l'école des Grands Prés, un million d'euros ont été nécessaires pour la rénovation, et plus de 250.000 euros de location pour l'école provisoire" conclut l'échevin des travaux.

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