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Politique

Résultat des enquêtes inopinées de l'Aviq dans les maisons de repos d’Orpea en Wallonie : un établissement "préoccupant", deux "mitigés"

01 févr. 2022 à 08:25 - mise à jour 01 févr. 2022 à 11:47Temps de lecture3 min
Par Jean-François Noulet

Au Parlement wallon, ce mardi matin, la Commission de l’emploi, de l’action sociale et de la santé  a entendu la ministre wallonne de la Santé, Christie Morreale (PS). Il est question de la situation des maisons de repos suite aux informations divulguées au sujet de la société ORPEA.

La semaine dernière, le groupe ORPEA a été mis sur la sellette après la publication des révélations concernant des faits de maltraitance dans des maisons de repos d’ORPEA en France.

Suite à ces révélations, la ministre wallonne de la Santé, Christie Morreale a chargé les inspecteurs de l’Aviq d’organiser des inspections inopinées dans les établissements du groupe ORPEA en Région wallonne, à savoir 18 établissements. Jeudi, dans l’émission Jeudi en Prime, sur la Une, Christie Morreale confirmait que cinq inspections avaient déjà eu lieu et que d’autres étaient prévues.

Ce mardi, la ministre a présenté, aux députés wallons de la Commission de l’emploi, de l’action sociale et de la santé, les résultats de ces inspections.

 

12 maisons de repos inspectées ces derniers jours. Une est problématique. Deux suscitent un avis "mitigé"

Sur les 18 maisons de repos que compte le groupe ORPEA en Wallonie, 12 ont déjà fait l’objet d’inspections inopinées depuis la révélation des faits de maltraitance en France, a confirmé la ministre de la Santé, Christie Morreale, ce mardi.

Sur les 12 établissements du groupe ORPEA visités à l’improviste par les inspecteurs de l’Aviq, 8 ont obtenu une évaluation positive et ne posent aucun souci. 2 établissements ont obtenu un avis "mitigé" et devront faire l’objet d’éclaircissements. Un établissement est qualifié de "très préoccupant" et va faire l’objet d’une enquête approfondie.

"Tous les faits qui sont ou seront portés à notre connaissance feront l’objet d’un suivi par les services d’inspection de l’Aviq", a ommuniqué la ministre de la Santé.

Les six autres maisons de repos du groupe ORPEA en Wallonie doivent encore faire l’objet d’une inspection.

Ces dernières années, des établissements wallons d’ORPEA ont fait l’objet de plaintes et d’enquêtes

Lors de son audition au Parlement wallon, la ministre de la Santé, Christie Morreale,  a aussi fait le point sur les rapports d’inspections précédentes et les plaintes reçues.

Quatre maisons de repos du groupe ORPEA font l’objet "d’un suivi particulier et soutenu" par le service d’audit et d’inspection de l’Aviq.

Depuis 2018, l’Aviq a reçu 13 plaintes pour des établissements dépendant d’ORPEA en Région wallonne. Ces plaintes concernent 10 établissements sur les 18 que compte le groupe en Wallonie. Selon les chiffres rapportés par la ministre de la Santé, ORPEA compte, au sud du pays, 4210 lits en maisons de repos ou maisons de repos et de soins, 19 places pour des courts séjours et 142 logements en résidences services.

Sur les plaintes examinées par l’Aviq, 1 était non fondée, 2 étaient fondées et 7 étaient partiellement fondées, sur base des constats et des éléments à disposition de l’inspection.

Les 9 plaintes, fondées et partiellement fondées, ont fait l’objet "d’un plan d’action reprenant des améliorations à mettre en place, rigoureusement suivi par les inspecteurs", a communiqué la ministre Morreale.

Pour l’ensemble des 9 plaintes, 32 griefs étaient énoncés, dont 16 ont été jugés fondés. Trois griefs portaient sur l’encadrement et la compétence du personnel. Deux autres avaient trait à la gouvernance et au management de l’établissement. Dans deux cas, il était question de négligences. D’autres griefs portaient sur le suivi paramédical, le droit des patients, le non-respect de la convention d’hébergement, l’alimentation, le suivi médical et la facturation du prix d’hébergement et des suppléments.

Actuellement, trois plaintes sont encore en cours de traitement. Elles ont été reçues le 21, le 24 et le 26 janvier 2022. Elles concernent trois établissements du groupe ORPEA en Région wallonne.

 

Les pistes d’amélioration

Complémentairement aux mesures déjà prises, la ministre de la Santé a annoncé vouloir aboutir "à des mesures plus structurelles". Des propositions de modifications législatives devraient être faites prochainement, portant notamment sur la qualité des repas et l’hygiène. Il est aussi question de revoir les sanctions prévues pour les maisons de repos défaillantes. Actuellement, les seules sanctions consistent en une suspension ou un retrait d’agrément. La mise en œuvre de ces sanctions peut "prendre plusieurs mois", selon la ministre, qui souhaite "pouvoir sanctionner plus vite et financièrement, sans attendre la suspension ou le retrait d’agrément". Des propositions allant dans ce sens devraient être faites prochainement.

Journal télévisé du 1/02/22

Orpea : Quid des inspections dans les maisons de repos de Wallonie ?

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