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Révocation du droit à l’IVG aux États-Unis : la Maison Blanche fustige les lois "extrêmes" interdisant l’avortement dans certains Etats

Protestation en faveur du droit à l’avortement.

© 2022 Getty Images

26 août 2022 à 15:08Temps de lecture2 min
Par Belga, édité par Théa Jacquet

La Maison Blanche a fustigé vendredi les lois "extrêmes" qui entrent en vigueur pour interdire ou limiter très fortement l’avortement dans l’Oklahoma, l’Idaho, le Texas et le Tennessee, dans un communiqué de sa porte-parole Karine Jean-Pierre.

L’Idaho, le Texas et le Tennessee, ont rejoint la dizaine d’Etats conservateurs qui avaient mis en place des lois dites "dormantes" (trigger laws), dont certaines interdisent toute interruption volontaire de grossesse, y compris en cas de viol et d’inceste. Leur entrée en vigueur est la conséquence directe d’une décision de la Cour suprême américaine désormais très conservatrice.

"Les Américains doivent savoir que ces droits fondamentaux sont menacés"

L’institution, façonnée par l’ancien président Donald Trump, a dynamité le 24 juin le droit constitutionnel à l’avortement qui s’étendait à tout le territoire américain. La loi qui entre en vigueur dans l’Oklahoma, elle, n’est pas à proprement parler une "trigger law". Elle vise à punir les médecins ou personnels médicaux qui continueraient à pratiquer des avortements, avec de lourdes amendes et des peines allant jusqu’à 10 ans de prison.

"Ces interdictions quasi-totales de l’avortement participent d’une initiative toujours plus étendue de la part des républicains pour supprimer des libertés dont les Américains bénéficiaient depuis près d’un demi-siècle", a déclaré Karine Jean-Pierre. "Les Américains doivent savoir que ces droits fondamentaux et d’autres, y compris le droit à la contraception et le mariage pour tous, sont menacés", a-t-elle insisté.

Le président Joe Biden a prévu de participer en fin de matinée à la Maison Blanche à une réunion consacrée à ce sujet. La Maison Blanche scande là ce qui est désormais le principal argument de campagne des démocrates face au camp conservateur, avant des élections législatives prévues en novembre.

Elle a d’ailleurs publié vendredi une série de sondages montrant que la majorité des Américains soutenaient le droit à l’IVG et s’inquiétaient de le voir menacé, ce qui a fait grimper les intentions de vote en faveur des démocrates.

Ce sont désormais 21 millions de femmes, selon le Washington Post, qui se voient interdire ou très fortement restreindre l’accès à une interruption volontaire de grossesse dans au moins 13 Etats. Un autre Etat, le Dakota du Nord, est également décidé à interdire l’avortement, mais l’entrée en vigueur de sa loi est pour l’instant suspendue par une procédure judiciaire.

Sur le même sujet : Extrait JT (04/08/2022)

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