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Roger Federer : "J’espère organiser une grosse exhibition dans les six mois à venir !"

Roger Federer : "J’espère organiser une grosse exhibition dans les six mois à venir !"

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22 sept. 2022 à 05:00Temps de lecture3 min
Par Alice Devilez

Roger Federer prendra officiellement sa retraite dans quelques jours, à l’issue de la Laver Cup à Londres. Une énorme page du tennis se tournera alors, sous les yeux de chanceux détenteurs des précieux tickets. Mais malgré la fin de retraite annoncée du Suisse, il est fort probable qu’on le revoie prochainement lors d’un gros événement qui marquerait ses adieux à ses nombreux fans, comme il l’a expliqué dans un entretien avec la RTS (Radio Télévision Suisse).

"Quand j’ai décidé de l’annoncer avant la Laver Cup, il fallait que je me décide sur ce que je faisais ici (ndlr à Londres). Est-ce que je peux jouer ou pas ? Est-ce qu’on organise quelque chose de spécial ? Parce que c’est quand même un événement important. Ce n’est pas juste une exhibition… Après, mon vœu c’est de faire une vraie exhibition avec qui je veux, le monde que je veux, et des fans magnifiques. J’espère que ça pourra se faire dans les six prochains mois. Du coup ici c’est encore un peu un entre-deux pour moi. Même si j’arrête après la Laver Cup. Je pense que ce week-end va pouvoir se passer d’une façon relax. Je ressens surtout la pression de vouloir jouer, faire peut-être un double vendredi puis voir ce que ça donne. On verra bien."

"Quand j’étais à Wimbledon, je pensais encore pouvoir revenir l’an prochain"

© AFP or licensors

Roger est également revenu sur le processus qui l’a poussé à prendre cette décision, alors qu’il y a encore quelques mois, il pensait continuer : "Au début de l’été j’ai commencé à y penser. Ce que je faisais ne me satisfaisait plus vraiment. Le genou ne me laissait pas tranquille. Quand j’étais à Wimbledon, j’ai encore dit 'j’espère vous revoir l’année prochaine' et je pensais encore que ça pourrait passer. Après ça, les choses se sont compliquées pour mon genou, il n’y avait plus de progrès, on a eu les résultats d’un scanner qui n’étaient pas bons. Et honnêtement, je n’avais plus envie de continuer comme ça non plus. Et après cela, ça s’est décidé en quelques jours et je me suis dit, c’est fini maintenant !"

Il fallait encore régler les modalités de cette annonce d’une retraite toute proche : "Ensuite s’est posée la question de comment l’annoncer, où et quand ? J’ai repensé à John McEnroe et Monica Seles qui ne l’ont jamais annoncé, qui ont juste arrêté. Mais je me suis dit que je ne pouvais pas faire ça à mes fans. Ces derniers mois étaient bizarres mais maintenant je suis très soulagé. Je me sens vraiment heureux d’avoir eu la carrière que j’ai eue."

Roger a longuement hésité à prévenir son entourage avant l’annonce publique, un peu tétanisé : "Le jour de l’annonce n’a pas été simple. Je ne voulais même pas prévenir les gens autour de moi que j’allais faire cette annonce. Puis, la veille au soir, j’ai commencé à le dire à mon entourage et je me suis rendu compte qu’il valait mieux que je l’annonce par écrit parce que j’étais très ému, touché. Je savais que ceux à qui j’allais le dire seraient aussi émus. Et je ne voulais surtout pas les prévenir trop tôt pour ne pas qu’ils doivent porter ce secret pendant des semaines. […] Au moment de l’annonce publique, c’était plus Mirka (ndlr. son épouse) et mes parents qui étaient touchés. Moi, au début, j’étais un peu plus relax même si j’ai eu quelques larmes après aussi. Mais je me sens plutôt heureux d’avoir fait le pas."

Flash-back et projections

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L’heure des bilans est forcément arrivée. Et ils ne sont que positifs pour Roger : "J’en ai eu beaucoup (ndlr. des grands moments). C’est la grande chance de ma vie, de ma carrière. Pouvoir vivre ces émotions incroyables. Il y a eu mon retour en Australie en 2017, 2009 à Paris alors qu’on ne pensait plus que je pourrais gagner Roland-Garros. Mon premier Wimbledon, mon cinquième Wimbledon c’était incroyable aussi. Le match contre Sampras en 2001 qui était presque irréel… d’avoir pu jouer contre lui. Et ce ne sont que quelques-uns."

Mais a-t-il malgré tout quelques petits regrets ? "Pas trop. Ça s’est passé comme ça parce que ça devait se passer comme ça. Je sais que j’ai tout donné, j’ai toujours essayé de prendre la meilleure décision même si quelques fois c’était la mauvaise. Parfois je me demande pourquoi je n’étais pas plus professionnel au début de ma carrière. Mais en même temps, peut-être que si je l’avais été je ne serais pas tombé aussi amoureux de ce sport. Je trouve que c’était une carrière parfaite, avec des défaites, avec des victoires. Beaucoup plus de victoires que je n’aurais pu l’imaginer alors c’est magnifique."

Mais de quoi la suite sera faite ? Le Suisse semble encore un peu dans le flou à ce sujet : "J’aimerais donner une réponse claire… Ces dernières années je disputais beaucoup moins de tournois mais j’étais quand même très sollicité. J’avais aussi beaucoup de choses à faire avec mes enfants, avec la famille, avec les sponsors, ma fondation… La question maintenant aussi est de savoir où je me retrouve dans le tennis ? Je ne veux pas complètement m’éloigner de ce beau sport qui m’a tout donné. […] J’ai besoin d’un peu de temps pour y voir plus clair."

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