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Roger Vanden Stock inquiet pour Anderlecht, il craint "la faillite" de son Sporting

22 mai 2021 à 07:14Temps de lecture2 min
Par Martin Weynants

"Je crains la faillite pour Anderlecht", la phrase choc barre la Une de tous les quotidiens du pays. Au Nord comme au Sud. Elle est signée Roger Vanden Stock. L’ancien Président mauve s’est fait discret depuis son départ du Sporting en 2018. Quand il sort de son silence, c’est qu’il a des choses à dire. Sur son amour inconditionnel pour son club, sur la fin de son histoire avec Anderlecht, sur la gestion, Marc Coucke et même sur Vincent Kompany.

Sa passion pour les Mauves est blanc est intacte à 78 ans. Depuis sa fermette anderlechtoise, il suit toujours avec attention les prestations de ce club qu’il a dirigé pendant de nombreuses années. "Je reste le supporter N.1 d’Anderlecht", assure-t-il. Un fan sanguin capable de couper la télé de rage, comme après le deuxième but de Genk lors de la 4e journée des PO.

"J’ai été étonné qu’ils se qualifient pour les play-offs 1. J’étais très content. Ils se sont qualifiés dans les grands matches contre l’Antwerp et Bruges notamment. S’il n’y avait pas eu cette qualification, il faut bien reconnaître que le bilan aurait été dramatique."

Coucke bouche les trous, jusqu’à quand ?

Si le volet sportif n’est pas à la hauteur des années griffées VDS père et fils, c’est surtout la situation comptable qui inquiète l’ancien dirigeant. Les comptes sont dans le rouge.

"J’ai eu peur et j’ai encore peur. Je vous avoue que je crains la faillite pour Anderlecht. Je pense qu’ils vont encore faire des pertes lors des prochains exercices. Qui va supporter cela ? Coucke le fait jusqu’à présent mais pour combien de temps encore alors qu’on parle de 36 millions de pertes et de 100 millions de dettes ?", détaille-t-il.

Pointé du doigt par la direction actuelle, Roger Vanden Stock attend toujours qu’on lui montre "les fameux cadavres dans les placards". "Les pertes je ne supportais pas ça". Il doute des chances de décrocher un titre dans les prochaines années. "Cela va être compliqué. Parce que la structure mise en place actuellement est très coûteuse et continue d’entraîner des pertes. Une année après mon départ, ils avaient 6 millions de pertes. Puis l’année suivante, plus de 20 millions […] Garder la structure actuelle n’est pas tenable. Ou alors, ils devront encore vendre quelques perles".

Une main tendue à Coucke

Son cœur mauve saigne de la situation et sans doute encore plus de sa mise à l’écart. Oui, il s’attendait à plus de considération de Marc Coucke. "Je me voyais comme président d’honneur, comme on me l’avait promis. Je me voyais dans la tribune à tous les matches et considéré comme un ancien dirigeant ayant représenté quelque chose dans l’histoire du club (10 titres ont été glanés sous son règne, ndlr)." Au lieu de cela, il s’est senti "tout juste toléré" les quelques fois où il s’est rendu au stade après avoir cédé le flambeau. "Je n’ai pas trouvé ma place".

Malgré la rancœur, il se dit prêt à pardonner à Coucke. "S’il fait un geste. J’ai toujours envie de retourner dans mon club. Pas pour diriger mais juste pour le plaisir de revoir les matches."

"Agréablement surpris" par les dernières semaines de coach Kompany

L’ex-boss mauve évoque aussi Vincent Kompany, le coach. "J’ai été agréablement surpris par ses dernières semaines comme coach après avoir été très déçu à ses débuts quand il ne faisait que changer, sans la moindre expérience. Le club continuera-t-il à le suivre et jusqu’où ? Si Anderlecht ne le suit pas, il partira s’épanouir ailleurs."

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