Serie A - Football

Romelu Lukaku, de retour à l'Inter, entame sa quête de rachat... dans le fond comme dans la forme

Romelu Lukaku, l’heure du rachat a sonné.

On l’avait quitté au sommet de son art, champion d’Italie et auréolé du titre (mérité) de meilleur joueur du Calcio en 2021. On l’a retrouvé en ce mois de juin brûlant, le regard enfoui sous quelques doutes mais l’esprit revanchard et déjà focalisé sur l’avenir.

Une saison à peine après son départ en grande pompe pour Chelsea, Romelu Lukaku est rentré au bercail, là où il avait tout commencé, à l’Inter Milan. Un come-back, par la petite porte il faut quand même l’avouer, qui sera sans doute placé sous le signe du rachat.

Rachat parce que, quand il a quitté la cité milanaise à l’aube de l’été 2021, Lukaku a clamé haut et fort son amour pour Chelsea. Son premier flirt, le club dont il rêvait étant petit. Un discours fort, teinté d’une admiration sincère pour les Blues, qui n’a pas fait que des heureux dans les travées intéristes.

En deux temps, trois mouvements, un départ trop précoce et quelques déclarations maladroites, Lukaku est donc passé de héros national à persona non grata à l’Inter. Certains supporters un tant soit peu excessifs l’ayant même affublé du sobriquet peu flatteur “d’opportuniste”, on pensait que la fracture entre le joueur et ses supporters était définitive.

Mais en football, tout peut parfois aller très vite. Contre toute attente, l’idylle entre Chelsea et Lukaku ne prend pas et Big Rom’ se retrouve même blacklisté par son entraîneur, Thomas Tuchel.

Des propos maladroits et un divorce consumé avec son amour de jeunesse

La faute, là aussi à un discours que la grande gueule Lukaku aurait peut-être dû lisser. Pris au piège par un média italien, le Diable rouge se fend d’une déclaration d’amour maladroite envers… l’Inter Milan, à quelques heures d’un Boxing Day où il jouait gros avec Chelsea.

Coéquipiers, coach, staff et supporters, en l’espace de quelques heures, Lukaku devient l’ennemi public numéro un, ciblé par la presse britannique et incriminé par ses propres supporters. Et même si le Diable, toujours droit dans ses bottes, fera son mea-culpa, on sent, alors que la mi-saison ne fait qu’approcher, que la fracture est bien réelle entre le joueur et son club.

Confirmation dans la foulée. Perdu dans un rôle et un système qui ne lui conviennent pas, Lukaku n’est plus que l’ombre de lui-même. Dans l’attitude mais aussi dans sa production statistique. Les 24 buts et 10 assists en Serie A avec l’Inter semblent déjà bien loin et Lukaku ne plante ainsi que 8 petites roses en Premier League. Trop loin de son rendement habituel... même s'il finira malgré tout meilleur buteur des Blues (15 buts en tout en 2748 contre 14 pour Havertz en 3244 minutes)

Et si le flegmatique Tuchel tente d’éteindre l’incendie et conforte Lukaku dans un rôle de titulaire, on sent (encore une fois) que la tempête couve et que les non-dits s’accumulent. La preuve, petit à petit, Lukaku perd sa place et doit se contenter d’un rôle ingrat de supersub. Comble d’un désaveu toujours plus prégnant, Tuchel préfère même parfois se priver de vrai finisseur et utiliser Kai Havertz en faux neuf. Sans doute la goutte qui fait déborder le vase.

Redevenu titulaire lors de trois des quatre derniers matches (pour le mettre en vitrine ?), Lukaku re-marque mais son sourire reste de façade. Il le sait probablement mieux que quiconque, l’idylle risque de se finir en eau de boudin et la rupture semble désormais inévitable.

S’ensuivent d’interminables tractations pour savoir où atterrira ce Romelu Lukaku en quête de rachat. C’est finalement l’Inter Milan qui se montre le plus persuasif. Logique, les Nerazzurri savent ce dont il est capable. Reste désormais à retrouver cette confiance qui l’habitait lors de son passage dans le Calcio. Pour définitivement oublier ses démons londoniens. Et se refrayer une place au chaud dans le coeur des supporters milanais. Il en est capable. La balle est désormais plus que jamais dans son camp. Mais le mariage avec Simone Inzaghi sera-t-il aussi réussi que celui avec Antonio Conte ?

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