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Romy Schneider , le destin tragique d'une impératrice du 7ème art

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20 janv. 2022 à 14:04Temps de lecture3 min
Par Viva+

Le 2 mars 1962, l'actrice d'origine allemande, naturalisée française, Romy Schneider est interrogée pour l'émission de la RTB : "L'oeil écoute". L'artiste qui a fait ses premiers pas au cinéma à l'âge de 15 ans, sollicitée par le producteur Kurt Ulrich pour jouer la fille de Magda Schneider, sa maman dans "Lilas blanc" et qui va par la suite s'illustrer dans la série des "Sissi" adore jouer sur les planches. Elle aime le théâtre. Ce qui a l'air d'étonner l'animatrice de "L'oeil écoute".

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Austrian-born German actress Romy Schneider
On the set of La Piscine

Romy Schneider, de son vrai nom Rosemarie Albach-Retty naît le 23 septembre 1938 à Vienne (L'autriche retrouve sa souveraineté en 1955). Ses parents, Magda Schneider et Wolf Albach-Retty sont des artistes du 7ème art et la petite Romy montre déjà des prédispositions pour la comédie dès son plus jeune âge. On comprend aisément, compte tenu de ses origines que le cinéma est dans ses gènes. A 15 ans, elle est sélectionnée pour interpréter le rôle de la fille de Magda Schneider sa propre maman, dans " Lilas Blanc " de Hans Deppe. La jeune talentueuse actrice très remarquée signe dès 1955 pour incarner Sissi, rôle qui va la révéler véritablement au grand public. Le film couronné de succès se prolonge d’ailleurs avec les volets " Sissi impératrice " et " Sissi face à son destin ". Mais Romy Schneider se lasse de jouer les petites filles modèles et romantiques. Elle a envie d’autre chose et de s'émanciper surtout. En 1958, elle accepte de jouer dans son premier film français, " Christine ", réalisé par Pierre Gaspard-Huit sur le tournage duquel elle rencontre Alain Delon. Entre les deux acteurs, c'est le coup de foudre. Ils se fiancent et s'installent à Paris. Ils y vivront cinq ans d’amour passionnel avant de se séparer.

Le succès avant la tragédie

La carrière de Romy Schneider va aussi prendre un caractère international, à Hollywood notamment. Orson Wells la dirige dans "Le procès" en 1963. Elle est à l'affiche de "Prête-moi ton mari" de Jack Lemmon en 1964. Un an plus tard, on la retrouve aux côtés de Woody Allen dans "Quoi de neuf, Pussycat?" Mais si le succès lui sourit professionnellement, sa vie privée connaît de sérieuses turbulences. En juillet 1966, l’actrice épouse le metteur en scène allemand, Harry Meyen avec lequel elle a un fils, David, né en décembre 1966. Après une parenthèse de deux ans pour s’occuper de sa progéniture, Romy Schneider revient au cinéma dont elle ne peut se passer. En 1968, elle à l’affiche de "La Piscine" de Jacques Deray, aux côtés d’Alain Delon. Le film révèle la sensualité de la comédienne qui par la suite va incarner la femme moderne à travers de nombreux longs métrages, entre autres ceux de Claude Sautet : " Les choses de la vie " et " Max et les Ferrailleurs ", " César et Rosalie " et  "Une histoire simple " qui lui permet de décrocher le César de la meilleure actrice. Romy Schneider n’hésite plus à incarner des personnages très sombres comme dans "L’important c’est d’aimer" qui la gratifie d'une nouvelle récompense, le César de la meilleure actrice. Elle contine à collaborer avec de grands réalisateurs :Visconti, Granier-Deferre, Chabrol, ou encore Costa-Gavras. En 1981, sa vie bascule dans le drame. Son fils David, alors âgé de 14 ans se tue en escaladant la grille de la maison. Le chagrin et la dépression ne l'empêchent pas de tourner. En 1982, elle joue dans ce qui sera son dernier film, " La passante du Sans-Souci", de Jacques Rouffio. Le film fait un triomphe. Mais, le 29 mai 1982, Romy Schneider est retrouvée morte dans son appartement parisien.

La gendarmerie de Saint-Tropez qui a servi de théâtre à la série des gendarmes avec Louis de Funès a été transformée en musée. L'endroit propose divers objets qui ont servi au tournage des gendarmes. Un étage est consacré à Brigitte Bardot, incontournable figure de Saint-Tropez et un autre à l'univers de Romy Schneider. C'est la partie du musée que j'ai le plus appréciée. Mais, c'est mon avis...

 

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