Jupiler Pro League

Ronny Deila : "Les valeurs du Standard sont dans mon ADN"

15 juin 2022 à 09:17 - mise à jour 15 juin 2022 à 11:54Temps de lecture2 min
Par Alice Devilez

Le Standard de Liège commence sa préparation pour la saison prochaine dès ce mercredi. Ronny Deila, le nouveau coach du Standard a dispensé son tout premier entraînement avant de s’exprimer devant la presse.

Du renouveau, il y en aura, le coach l’assure, mais il veut aussi s’appuyer sur les fondements qui ont fait du club "l’un des plus grands de Belgique." Le début d’une nouvelle ère pour les Rouches, c’est en tout cas ce qu’espèrent les supporters liégeois depuis le rachat du club par les Américains de 777 Partners.

Rappelons que pour encadrer le coach norvégien on trouvera donc Efrain Juarez (adjoint de Deila à New York), qui endossera le costume de T2. Geoffrey Valenne (ancien coach des U23 du Standard) sera, lui, le nouveau T3.

Ambition, passion, joie de jouer

Ronny Deila semble très heureux à l’idée de rejoindre le Standard "Je suis très heureux et très fier. C’était un rêve pour moi de rejoindre un grand club en Europe et en Belgique. Pour moi c’est une top ligue, qui voit émerger beaucoup de très bons joueurs, qui a de très bonnes équipes. Et j’arrive dans un des plus grands clubs du pays. Peut-être le plus grand. Je suis là pour tenter de les ramener dans la course à l’Europe. Je suis aussi ici parce que cela représente un défi de taille et je pense qu’il y a beaucoup de chances pour qu’on réussisse. C’est mon sixième club et je pense que c’était le bon moment pour moi. Je pense que je suis dans mes meilleures années en tant que coach."

Mais que sait-il du Standard ? "C’est un très grand club. Dans une ville passionnée, avec des fervents supporters. Un club et une ville avec une histoire. Je pense que le dernier titre qu’ils ont gagné date de 2008 quand ils étaient entraînés par un gardien que je regardais quand j’étais jeune (ndlr Michel Preud’homme). C’est une ville ouvrière, industrielle, et c’est très important pour moi parce que je viens d’un endroit similaire en Norvège. Où j’ai appris à mettre la main à la pâte et à me battre pour obtenir ce que je veux. Beaucoup des valeurs de ce club sont dans mon ADN et je trouve que c’est important quand on choisit un club."

D’un point de vue personnel, le coach considère qu’il grimpe un échelon dans sa carrière : "J’ai senti qu’il était temps pour moi de relever un nouveau défi. J’aime les projets, j’aime construire des choses. Tous les clubs par lesquels je suis passé, en dehors du Celtic, étaient des clubs où il y avait beaucoup de boulot. C’est un pas en avant pour moi. Un club avec encore plus de passion et plus de pression. Notre objectif doit être de se battre pour la Coupe d’Europe et on rêve de gagner quelque chose avec ce club."

Deila insiste, il y aura du changement mais pas question de faire table rase du passé. "J’ai vu quelques matches de la saison dernière et je vais m’atteler à tous les regarder avant le début de la saison prochaine. Cela représente beaucoup de boulot mais je pense que c’est important d’apprendre à connaître tous les joueurs et le style de jeu et puis implanter mes idées. Notre but n’est pas de faire une révolution mais une évolution. On veut mettre en place un système de jeu offensif dans lequel chaque joueur saurait exactement quoi faire. La saison dernière il y a eu beaucoup de changements et c’était difficile d’évoluer de cette façon. Mais on s’appuie sur des fondements solides du Standard. On doit créer une culture où on doit parvenir à tirer le meilleur de chacun d’entre nous. Il ne s’agira pas seulement de recrutement mais aussi de s’assurer que chaque personne dans le club puisse se sentir bien. Je veux voir des sourires sur le terrain, on a tellement de chances de faire ce que l’on fait."

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