Russie : l'opposant russe Alexeï Navalny va à nouveau "bien" après sa grève de la faim

Emprisonnement de Navalny - L'opposant russe Navalny va à nouveau "bien" après sa grève de la faim (porte-parole)

© Paul Zinken - BELGAIMAGE

12 mai 2021 à 16:51Temps de lecture1 min
Par Belga

Le dissident russe emprisonné Alexeï Navalny reprend lentement des forces après sa grève de la faim de trois semaines en prison, a rassuré mercredi sa porte-parole Kira Yarmysh via un message posté sur le réseau social Twitter. "Il va bien, aussi bien qu'il est possible d'aller dans les conditions actuelles", a-t-elle ajouté, précisant que les avocats de l'opposant au régime avaient pu lui rendre visite.

Alexeï Navalny avait entamé une grève de la faim à la fin du mois de mars pour protester contre des soins médicaux insuffisants. Il a mis fin à son action, après plus de 20 jours, sur l'insistance de ses médecins.

Fortes douleurs au dos

L'opposant au Kremlin, âgé de 44 ans, qui a survécu de justesse à un empoisonnement l'année dernière, se plaint de fortes douleurs au dos et d'une paralysie de ses membres.

Les autorités russes continuent pour leur part de réprimer les partisans de Navalny. La justice russe a ainsi interdit au Fonds de lutte contre la corruption (FBK) de l'opposant pratiquement toute activité, y compris de publier sur internet, d'organiser des manifestations ou de participer aux élections.

De plus, la justice russe examinera le 17 mai une demande du parquet pour que le réseau de bureaux régionaux et le Fonds de lutte contre la corruption d'Alexeï Navalny soient qualifiés d'"extrémistes". Si c'était le cas, ces organisations rejoindraient une liste d'une trentaine d'autres interdites en Russie, comme le groupe djihadiste État islamique (EI) ou les Témoins de Jéhovah.

Ancien maire condamné à 9 jours de prison

En outre, l'ancien maire d'Iekaterinbourg, une ville de Sibérie occidentale, Evgueni Vadimovitch Roïzman, a été condamné mercredi à neuf jours de prison pour avoir participé à l'organisation d'un rassemblement demandant la libération de Navalny.

Le service de messagerie Telegram a, de son côté, écopé d'une amende de 5 millions de roubles (55.600 euros) pour ne pas avoir supprimé des appels à manifester.

L'Union européenne et les États-Unis demandent depuis plusieurs mois la libération du chef de l'opposition et ont imposé des sanctions à la Russie, qui a riposté par d'autres sanctions, notamment contre huit responsables européens.

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