Regions Liège

Rythme scolaire différent dans les écoles francophones et germanophones : un casse-tête pour certaines familles

Le papa Mathie a longtemps compulsé l'horaire des congés de ses trois enfants.

© / RTBF - Philippe Collette

29 août 2022 à 08:59Temps de lecture1 min
Par Philippe Collette avec Caroline Adam

Avec le changement du rythme scolaire en Fédération Wallonie-Bruxelles, certaines familles se retrouvent parfois dans des situations inédites : c’est le cas de cette famille de Jalhay dont un enfant suit les cours d’une école francophone à Baelen et les deux autres sont inscrits à Eupen en Communauté germanophone, là où l’ancien calendrier scolaire a été conservé. Du coup, les congés ne tombent pas en même temps, ce qui pose forcément quelques problèmes.

Un double défi pour les parents

Dans cette famille germanophone de Jalhay, Nina est à l’école de Membach pour apprendre le français ; ses deux frères, qui sont aussi passés par Membach, étudient aujourd’hui à Eupen. Objectif : être bilingue.

Ce lundi, pour la première fois, Nina est seule à rentrer à l’école : "Ça fait un peu bizarre" confie-t-elle. "Je serai toute seule avec mon papa dans la voiture."

Son frère Julian rentrera 8 jours plus tard ; ça l’ennuie un peu : "C’est aussi bizarre parce qu’avant, on est toujours rentrés le même jour, et maintenant plus."

A la Toussaint comme au carnaval, Nina aura une semaine de plus de congés durant laquelle elle sera seule chez elle. Au printemps, les deux garçons auront leurs vacances en avril, et Nina en mai. Pour Harald Mathie, le père de famille, le défi est double : "D’abord, les vacances ne tombent pas en même temps, il y a donc un problème de garde. Le deuxième défi, c’est que les vacances qu’on passait toujours ensemble en famille, ça n’ira plus, notamment à Pâques."

On doit couvrir quatre semaines de plus. C’est certainement un bon millier d’euros par an de surcoût

Si les vacances relèvent avant tout du confort, le problème de la garde est par contre plus aigu : "Nous travaillons tous les deux, les enfants sont encore petits, on ne peut pas laisser les enfants seuls à la maison, et nous n’avons pas de grands-parents qui pourraient prendre la relève. On devra trouver des stages de vacances. En plus, il y a quatre semaines de plus qu’on doit couvrir. C’est certainement un bon millier d’euros par an de surcoût."

Dans un an, la famille fera le bilan ; si c’est trop compliqué, la petite Nina rejoindra ses frères à Eupen pour uniformiser les vacances.

La famille Mathie doit désormais composer avec les rythmes scolaires différents en Communauté germanophone et Fédération Wallonie Bruxelles.
La famille Mathie doit désormais composer avec les rythmes scolaires différents en Communauté germanophone et Fédération Wallonie Bruxelles. © / RTBF - Philippe Collette

Sur le même sujet

Comment redonner le goût des mathématiques aux jeunes générations ?

Tendances Première

Articles recommandés pour vous