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S'amuser sans alcool : difficile de résister à la pression sociale

01 févr. 2022 à 12:13Temps de lecture2 min
Par Anthony Roberfroid avec C. Adam

C'est aujourd'hui que débute la 6ème édition de la tournée minérale. Un challenge d’un mois sans alcool pour réfléchir à sa propre consommation. Une consommation qui est souvent influencée.

Boire une bière ou un ballon de rouge avec un bon repas, dans un café, avec des amis, est habituel. A tel point que refuser un verre est parfois difficile. Nous avons demandé à des jeunes s'ils ressentaient cette pression.

On nous demande pourquoi on ne boit pas, comme si c'était quelque chose d'obligatoire

Alice, 19 ans, boit un café avec ses amies. Elle ne boit pas d'alcool sur son temps de midi, mais lorsqu'elle sort en soirée ou lors d'un repas de famille, il n'est pas toujours facile de dire non à un verre: "On reçoit tout le temps des remarques. Déjà, on nous demande pourquoi on ne boit pas, comme si c'était quelque chose d'obligatoire, alors que ce n'est pas obligatoire du tout, on fait ce qu'on veut. C'est normal à la limite de boire, alors que non".

Un besoin de se justifier lorsque l'on ne boit pas. Une preuve que l'alcool est bien intégré dans notre société. À tel point que certains, comme Gilles, 22 ans, ne se voit pas refuser un verre lorsque ses amis boivent de l'alcool: "Souvent,  on n'a pas envie non plus de se mettre à l'écart. On voit les autres boire, on veut être dans le mood aussi avec les autres. Je peux dire qu'il y a une certaine influence quand même."

Une pression sociale mais aussi personnelle

Une peur d'être mis à l'écart qui est partagée par de nombreuses personnes.
Laure-Line Leroy, psychologue au centre hospitalier du MontLégia, remarque que ce sont aussi les pressions personnelles qui influencent notre consommation: "Ça peut être difficile parce qu'il y a des gens, de manière générale, et là ça touche plus un domaine psychologique, qui ont difficile de dire non et qui se sentent très vite jugés ou très vite avec une pression extérieure. Quand quelqu'un insiste un peu, c'est vrai que la personne peut se sentir très vite jugée, ou la personne peut se dire qu'elle ne sera pas considérée comme intégrée, comme marrante, plaisante ou festive juste parce qu'elle ne boit pas. En le testant, on peut se rendre compte que, finalement, on n'est pas obligé de boire. On peut tout à fait être intégré même sans l'alcool et on peut aussi s'amuser puisque même si l'alcool est un plaisir, c'est parfois un plaisir artificiel, et donc on peut aussi s'amuser sans l'alcool."

Cette tournée minérale, c'est donc l'occasion de prendre un peu de recul et de mettre de côté les pressions que l'on se met face à certains aspects de la société.

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