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Le 6/8

Sacha Daout un jour en politique ? "Cela ne me caresse pas l'esprit"

Rencontre avec Sacha Daout

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16 nov. 2021 à 15:05Temps de lecture2 min
Par VivaCité

David Barbet, journaliste chez Télépro, a rencontré Sacha Daout pour Le 6-8. Le journaliste a commenté son rapport aux réseaux sociaux et à la politique.

Si vous êtes fidèle(s) à nos journaux d'information en télévision ou que vous avez été soucieux d'en apprendre davantage sur la crise sanitaire, vous ne pouvez pas ne pas connaître Sacha Daout. C'est bien simple, le journaliste et présentateur de la RTBF était quotidiennement sur vos écrans depuis l'arrivée du covid-19 avec Questions en prime et À votre avis, qui ont fusionné pour donner QR : l'Actu et QR : le débat.

Experts, citoyens et politiques y décryptent les grands faits de l'actualité en compagnie du journaliste. Ces émissions cartonnent, réunissant quotidiennement plus de 350.000 téléspectateurs.

Un jour en politique ?

Sacha Daout côtoie chaque semaine les hommes et femmes politiques belges dans QR : le débat, mais serait-il tenté par troquer son job actuel contre une place en politique ? 

La réponse est non pour le journaliste de la RTBF. "Tant qu'on est journaliste on doit s'appliquer à rester journaliste. Cela n'empêche pas d'avoir d'autres ambitions, mais dans l'immédiat, ce n'est absolument pas le cas" affirme-t-il. Il retire d'ailleurs une certaine fierté de sa neutralité dans son travail : il n'est courtisé par aucun parti car ceux-ci ne parviennent pas à deviner ses propres opinions politiques. "Pour 10 messages que je reçois 5 m'accuseront d'être d'une couleur, et 5 de l'autre" révèle-t-il.

Seule possibilité : faire vivre davantage sa commune, mais pas dans le but de devenir "bourgmestre, échevin, député ou quoique ce soit, cela ne me caresse pas l'esprit".

Le clivage créé par les réseaux sociaux

En poste depuis plus de 20 ans à la RTBF, entrecoupé par un passage de porte-parole et directeur de la communication du Standard de Liège en 2009, Sacha Daout a été confronté à un nouveau phénomène dans son travail : les réseaux sociaux.

"Avant on discutait dans un bar pour convaincre l'autre qu'on avait raison, maintenant on commence par dire à l'autre : 'Tu as tort'. Cela ne va pas et cela crée de la haine. Si quelqu'un n'est pas capable de prouver par A+B que son raisonnement est juste, il va simplement s'employer à montrer à un autre qu'il a tort. On va vers une société qui se clivera de plus en plus. Si quelqu'un parvient à vous démontrer que son raisonnement est fondé et scientifiquement inattaquable, il faut le croire" estime-t-il.

La crise sanitaire a davantage créé cette division de la société au travers des discours douteux de certains sur les réseaux sociaux.

Il faut admettre aujourd'hui que ce n'est pas parce que la vérité vous emmerde que c'est forcément un mensonge.

"Dire 'cela m'emmerde de me faire vacciner, de suivre les gestes barrières, donc je dis que c'est un mensonge'. Cela ne va pas" déplore le journaliste. "Aujourd'hui, ces mesures parfois très dures et prises parfois démocratiquement avec une série de choses qui posent question, on est obligé de constater, parce que les faits fonctionnent, que cela marche. Ce qui m'inquiète c'est que sur les réseaux sociaux, malgré les évidences, on continue à faire croire à d'autres que cela ne marche pas".

Martin Godfroid

Retrouvez David Barbet et les coulisses de la télévision, et bien d’autres chroniques dans Le 6-8 en semaine sur La Une.

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