RTBFPasser au contenu

Cuisine

Satay végétarien : un laboratoire expérimente des plats asiatiques sans viande

Satay végétarien: un laboratoire expérimente des plats asiatiques sans viande.
10 mai 2021 à 09:502 min
Par RTBF TENDANCE avec AFP

Des scientifiques et des professionnels de l'alimentation en blouse blanche testent différents extraits végétaux pour concocter ces mets d'Asie en imitant au plus près les saveurs traditionnelles.

Ce laboratoire a été créé par le géant américain de la transformation et du négoce de matières premières agricoles, Archer Daniels Midland (ADM).

Pénétrer le marché asiatique grâce à des recettes locales

La demande pour l'alimentation durable en Asie est encore émergente mais elle progresse, surtout dans les pays les plus développés comme Singapour, à mesure que les consommateurs cherchent une alimentation plus équilibrée et un impact moindre sur l'environnement.

Des burgers ou nuggets végétaux sont déjà vendus dans la région mais la société américaine cherche à séduire les palais des clients asiatiques avec des plats locaux.

"Nous travaillons avec des cuisiniers et des clients locaux pour développer et adapter des saveurs qui sont recherchées ici, en Asie", explique Dirk Oyen, vice-président et directeur de l'alimentation humaine de la société pour l'Asie du Sud-Est. "C'est vraiment la clé, de créer une saveur locale."

Le laboratoire a déjà conçu des versions aux légumes du satay (habituellement des brochettes de viande à la sauce aux cacahouètes) et du rendang (curry de bœuf cuit dans du lait de coco avec des épices).

Le soja et le pois sont les protéines du futur

Mais son objectif est d'inventer des mélanges protéinés, à base de soja et de pois, avec une texture et une saveur similaires à la viande. Ces produits imitent le bœuf, le porc ou le poulet et peuvent être utilisés pour cuisiner des plats locaux traditionnellement à base de viande.

Les consommateurs asiatiques sont déjà habitués au tofu et tempé (spécialité indonésienne à base de soja fermenté) mais ADM espère élargir encore l'offre. Il veut notamment proposer une solution à ceux qui aiment le goût de la viande mais s'inquiètent de l'impact de l'élevage intensif sur la planète.

L'élevage intensif pour la consommation de viande est une source de méthane, gaz qui favorise l'effet de serre. Dans certains pays comme le Brésil, ce secteur contribue à la destruction des forêts, barrières naturelles au réchauffement climatique.

L'offre végétale s'étoffe et se diversifie

Les fabricants de nouvelles protéines à base de plantes font cependant face à de nombreux défis, comme ceux de persuader les consommateurs de changer leurs habitudes.

Ils doivent également affronter une concurrence qui s'intensifie. Singapour abrite déjà plusieurs start-up d'alimentation durable, comme Karana qui fabrique des raviolis à base de fruits au lieu de porc, ou Sophie's BioNutrients, qui expérimente les micro-algues en guise de substituts aux fruits de mer et à la viande.

Sur le même sujet

24 juin 2021 à 08:00
2 min
20 avr. 2021 à 12:00
2 min

Articles recommandés pour vous