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Scandale des écoutes en Grèce : un ex-ministre grec dénonce une"tentative" de surveillance de son téléphone

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09 sept. 2022 à 12:08Temps de lecture2 min
Par Belga, édité par K.D.

En Grèce, l'ancien ministre des Transports sous le précédent gouvernement de gauche (Syriza), Christos Spirtzis, a saisi vendredi la justice pour "tentative" de surveillance de son téléphone portable via le logiciel illégal Predator.

Cette nouvelle accusation s'ajoute à plusieurs révélations de mise sur écoutes par les services de renseignement grecs (EYP) de deux journalistes, et de Nikos Androulakis, chef du troisième parti parlementaire, le socialiste Pasok-Kinal. 

Christos Spirtzis affirme avoir reçu le même SMS qui avait infecté avec le logiciel Predator les téléphones du journaliste grec Thanasis Koukakis et du leader socialiste.

 

Cour suprême

Le logiciel Predator infecte les téléphones via des liens envoyés avec des numéros de téléphone figurant dans les contacts de la personne et permet d'accéder aux messages, mêmes cryptés, aux photos mais aussi d'activer le micro et la caméra à distance.

"La tentative de mise sous écoute de mon téléphone portable est liée à mon activité politique, à ma qualité de responsable des questions de protection du citoyen, et donc des affaires liées au renseignement au sein de mon parti", a estimé Christos Spirtzis dans une déclaration à la presse devant la Cour suprême, qui enquête depuis le mois d'août sur le scandale des écoutes en Grèce. "Combien de députés, d'hommes politiques, de journalistes, de citoyens sont surveillés, M. Mitsotakis?", a demandé le député de gauche, a-t-il déclaré. "Cela nous rappelle les moments les plus obscurs de notre histoire politique", a-t-il ajouté.

Commission d'enquête

Cela nous rappelle les moments les plus obscurs de notre histoire politique

Ce scandale a entraîné début août deux démissions dans l'entourage du Premier ministre Kyriakos Mitsotakis, celle d'un de ses proches conseillers et celle du chef de l'EYP Panagiotis Kontoleon. Le Parlement grec a également créé une commission d'enquête spéciale chargée de faire la lumière sur l'affaire

Kyriakos Mitsotakis a été contraint d'admettre "une erreur" après les révélations de la surveillance de Nikos Androulakis mais a nié l'utilisation du logiciel Predator, que l'État grec "n'a jamais acheté ou utilisé".

L'affaire a affaibli le Premier ministre conservateur, qui espère être réélu l'an prochain.

Sur le même thème : JT du 22/08/2022

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