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Scholz plaide pour un élargissement de l’Union européenne et la fin du droit de veto

L’ex-ministre allemand des Finances, devenu chancelier fédéral, Olaf Sholz, et le commissaire européen aux affaires économiques et financières, à la fiscalité et aux douanes, Pierre Moscovici.

© Getty

29 août 2022 à 10:23Temps de lecture2 min
Par Belga édité par Renaud Verstraete

Le chancelier allemand Olaf Scholz s’est "engagé" lundi à Prague à soutenir un élargissement de l’Union européenne à des pays des Balkans, l’Ukraine, la Moldavie ainsi que la Géorgie, imaginant une UE comprenant "30 ou 36 membres".

"Le fait que l’UE continue à s’étendre vers l’est est un avantage pour nous tous", a fait valoir le chancelier allemand lors d’un discours sur l’avenir de l’Europe prononcé à Prague.

Le dirigeant allemand a ainsi dit "s’engager pour l’élargissement de l’Union européenne aux Etats des Balkans occidentaux", ainsi qu’à l’Ukraine, la Moldavie et la Géorgie.

M. Scholz est allé jusqu’à évoquer "une Union européenne de 30 ou 36 Etats", bien "différente de notre Union actuelle". "Le centre de l’Europe se déplace vers l’est", a-t-il estimé.

Dans cette future configuration, les règles de fonctionnement devront forcément évoluer, selon le chancelier.

"Dans cette Union élargie, les différences entre les Etats membres vont s’accroître en termes d’intérêts politiques, de puissance économique ou de systèmes sociaux", a-t-il détaillé. "L’Ukraine n’est pas le Luxembourg. Et le Portugal ne porte pas le même regard sur les défis du monde que la Macédoine du Nord", a décrit M. Scholz.

Le droit de veto remis en question

Ainsi, "là où l’unanimité est aujourd’hui requise (au sein de l’UE), le risque qu’un seul pays empêche tous les autres d’avancer avec son veto augmente avec chaque nouvel Etat membre", a fait valoir le chancelier allemand.

"C’est pourquoi j’ai proposé de passer progressivement à la prise de décision à la majorité dans la politique étrangère commune, mais aussi dans d’autres domaines, comme la politique fiscale", a expliqué M. Scholz, ne cachant pas que "cela aurait également des conséquences pour l’Allemagne".

Pour lui, "s’en tenir au principe de l’unanimité ne fonctionne que tant que la pression pour agir est faible. Mais ce n’est plus le cas au vu du changement d’époque" provoqué selon lui par l’invasion russe de l’Ukraine.

Un éventuel élargissement aurait des répercussions, selon M. Scholz, sur la composition du Parlement européen. Il dit par contre rester attaché au principe d’un commissaire européen par pays.

M. Scholz a en outre réitéré son soutien à la proposition d’Emmanuel Macron d’une "Communauté politique européenne".

Au sein de ce nouveau forum, "nous discuterions une ou deux fois par an des thèmes centraux qui concernent notre continent dans son ensemble : la sécurité, l’énergie, le climat ou la connectivité", a-t-il dit.

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