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Sciensano finance un projet de recherche pour une communication plus inclusive en période de crise

Un projet de recherche pour améliorer la communication de crise
24 mai 2021 à 10:59Temps de lecture2 min
Par Belga

L’Institut de Santé publique Sciensano finance un projet de recherche visant à développer une communication plus inclusive autour de la crise sanitaire du Covid-19 et d’éventuelles futures crises en Belgique, annonce ce lundi l’UCLouvain dans un communiqué.

Le projet de recherche est coordonné par l’Université d’Anvers avec l’UCLouvain, la KU Leuven et la Thomas More Hogeschool, en collaboration avec le Centre national de crise et 'Atlas Integratie & inburgering Antwerpen'.

La communication actuelle n’est pas accessible à tous

"Il n’est pas possible d’atteindre tous les groupes de la même façon et la communication actuelle n’est pas accessible à tous de la même manière", explique la cheffe de projet, la Pre Mieke Vandenbroucke (UAntwerpen). Tout le monde ne suit par exemple pas la conférence de presse après un Comité de concertation. "Pensons aux personnes qui parlent une autre langue, à celles qui sont malvoyantes ou malentendantes ou aux groupes vulnérables comme les personnes faiblement alphabétisées", illustre-t-elle.

"Difficile, pour elles, de suivre les conférences de presse du Comité de concertation et de naviguer sur un site web pour retrouver facilement l’ensemble des mesures. Il est donc important de rendre toutes les informations disponibles dans un langage et sous une forme accessible, par des canaux de diffusion adéquats, afin que chacun puisse y avoir accès", ajoute-t-elle.

"Lutter contre les inégalités" face à l’information

C’est pourquoi une nouvelle stratégie de communication est actuellement développée. Celle-ci tiendra compte de la diversité (multi) linguistique et culturelle et du degré d’alphabétisation de la population belge. "De cette façon, nous lutterons contre les inégalités d’accès aux messages de prévention, contre les problèmes de compréhension de ces messages et nous pourrons atteindre certains groupes cibles vulnérables", souligne la Pre Isabelle Aujoulat de l’UCLouvain.

Les chercheurs pensent notamment à une communication qui recourt au langage visuel et à des traductions, à une communication accessible aux personnes malvoyantes ou malentendantes et à des messages diffusés à la fois par des médias traditionnels et nouveaux. "Nous savons que les médias sociaux et autres canaux numériques tels que WhatsApp sont des canaux importants pour communiquer avec les citoyens de langue étrangère. Mais les produits de communication traditionnels tels les dépliants (multilingues) ou les prospectus restent également importants", souligne pour sa part Heleen Van Opstal (Atlas Integratie & inburgering Antwerpen).

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