On n'est pas des pigeons

Se faire lancer dans les airs et être rattrapé de près: on a testé le cheerleading

Le cheerleading, c'est quoi ce sport?

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement

Portés acrobatiques, sauts, saltos… On est loin du cliché de pom-pom girls qui encouragent des joueurs de foot dans les stades. Le cheerleading est un sport qui va vous muscler et vous faire transpirer. Une de nos journalistes s’est rendue dans un club et a testé pour vous. 

Cheerleaders aux Etats-Unis durant une performance
Cheerleaders aux Etats-Unis durant une performance Getty Images

La série documentaire Cheer a donné une visibilité mondiale au cheerleading. Très populaire aux Etats-Unis, le cheerleading existe aussi en Belgique. En l’espace de 12 ans, le nombre de clubs a pratiquement triplé et la fédération compte désormais près de 2 000 pratiquants. 

Un sport complet mêlant plusieurs disciplines

Né dans les universités américaines, le cheerleading se pratique aussi en Belgique dans des clubs sportifs ou dans le milieu universitaire.

"On fait beaucoup de portés. Nous sommes trois bases en dessous d’une fly (voltigeuse, ndrl). La fly, c’est la fille qui est dans les airs. Et sinon, il y a aussi quelques sauts et de la gym." "Et nous, on est dans une équipe de compétition, donc, pendant la plupart de l’année, on se prépare à cette compétition ou à d’autres événements " précise Alexia, cheerleader, qui a découvert le sport grâce aux réseaux sociaux.  

On travaille plusieurs choses à la fois. Il y a l’endurance, il y a tout ce qui est cardio, il y a la musculation.

Caroline, cheerleader dans le même club, poursuit "On travaille plusieurs choses à la fois. Il y a l’endurance, il y a tout ce qui est cardio, il y a la musculation. Ça travaille les jambes, les cuisses, les bras, le gainage ".

Le sport est effectivement très complet et peut se pratiquer en compétition. L’équipe Athanor Brussels Cheer s’est d’ailleurs qualifiée 3ème au championnat de Belgique cette année.

Le cheerleading en plein boom

Pour intégrer cette équipe, il faut débourser 400 euros pour une année et 5 heures d’entraînement par semaine. Pas besoin de prérequis, mais une base en gymnastique est un atout.

Le cheerleading est ouvert à tous les âges, aux hommes comme aux femmes. "En Europe, on a plus cette image de pom- pom girls que de cheerleaders. Mais quand on va dans les pays en Amérique du Sud, en Amérique du Nord etc., on a quand même beaucoup d’équipes qui sont majoritairement masculines ou mixtes", relève Mona Alvim, entraineuse

En Belgique, le sport est en pleine expansion. En 2010, la Belgique comptait entre 5 et 10 clubs. En 2022, 26 clubs sont actuellement en activité. 

La fédération estime à environ 2 000 le nombre de pratiquants" On remarque beaucoup d’intérêt, notamment d’anciennes gymnastes, par exemple, ou de personnes qui ont vu ça dans des séries, à la télé etc." ajoute Mona Alvim. La série documentaire Cheer a donné une visibilité mondiale au cheerleading.  

Une fédération sans financement

" Ce n’est pas un sport qui est encore reconnu en tant que tel en Belgique et en effet, ça pose un peu un problème, parce que la fédération, elle n’est pas financée. Tout ce qui est organisation de compétitions etc., et bien, c’est aux personnes qui travaillent pour la fédération, qui doivent le faire parfois bénévolement ", soulève Basil Trefon, membre de la fédération belge de cheerleading (BCF) et entraineur. 

Pourtant le cheerleading est reconnu dans d’autres pays comme l’Allemagne ou encore la France. Il est d’ailleurs en voie de devenir une discipline olympique.


Retrouvez "On n’est pas des pigeons" en replay sur Auvio.

Pour plus de contenus inédits, rendez-vous sur notre page Facebook et sur YouTube

Sur le même sujet

Trois exercices pour avoir un ventre plat

Le 6/8

Trois activités tendance pour l'été 2022 : la randonnée, l'escalade, la pêche

Voyages

Articles recommandés pour vous