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Secoué violemment par sa nourrice, le bébé de Bertrand est décédé : "Je veux donner du sens à la mort de mon fils"

Le fils de Bertrand est mort du syndrome du bébé secoué

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03 juil. 2022 à 06:00Temps de lecture6 min
Par Manon Laurent, Adrian Platon, Sarah Devaux

Bertrand a vu son fils Tom mourir dans ses bras suite au Syndrome du Bébé Secoué. C’est la nourrice qui avait violemment secoué le bébé. Huit ans après les faits, Bertrand raconte son combat pour faire connaitre ce syndrome.  

"Elle avait l’air très bien. Aucun signe de maltraitance. Nous avons donc confié notre Tom à cette Béatrice." Tom a 4 mois et une première alerte survient. "J’ai trouvé Tom très pâle et il s’est mis à vomir. Mais il n’avait pas de fièvre, pas de diarrhée donc on ne s’est pas inquiétés." Le médecin généraliste évoque une simple pharyngite. Bertrand et son épouse remettent donc Tom chez sa nourrice la semaine suivante, mais l’enfant doit à nouveau se faire hospitaliser, dans un état critique. Quatre jours plus tard, le nourrisson rouvre les yeux. Les médecins parlent alors d’une éventuelle allergie au lait de vache.

Sorti de l’hôpital, Tom retourne chez sa nourrice et, cette fois, il fait un arrêt cardiaque. Les médecins annoncent alors aux parents que Tom a été secoué au moins trois fois. L’enfant ne s’en sortira pas. En mort cérébrale, Bertrand et son épouse n’ont d’autre choix que de le débrancher. Quatre ans après la mort de Tom, sa nourrice est condamnée à 7 ans de prison et 5 ans d’interdiction de pratiquer son métier.  

30 décès chaque année  

Ce qui est arrivé à Tom n’est malheureusement pas un cas isolé. En Belgique, 30 bébés décèdent chaque année après avoir été secoués. Et si l’issue n’est pas toujours fatale, 75% en gardent des conséquences irréversibles. C’est pour éviter que ce qui est arrivé à son fils ne se reproduise que Bertrand milite depuis 8 ans. "Il y a un léger pourcentage de moi qui se sent coupable. Je veux faire bouger les choses, faire connaitre ce syndrome. C’est ce sens-là que j’ai voulu donner à la mort de mon fils." 

 

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