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Séisme en Papouasie-Nouvelle-Guinée : le bilan monte à 10 morts

Cette photo prise et reçue de Manolos Aviation le 11 septembre 2022 montre un villageois blessé sur une civière, évacué par hélicoptère du village de Kombul vers la ville voisine de Lae, suite au tremblement de terre de magnitude 7,6 qui a frappé la côte

© AFP or licensors

15 sept. 2022 à 09:55Temps de lecture1 min
Par Belga, édité par Marie-Laure Mathot

Le bilan du violent séisme qui a frappé dimanche la Papouasie-Nouvelle-Guinée est passé à dix morts jeudi, selon les autorités.

La secousse de magnitude 7,6 a détruit des centaines de maisons, fendu des routes et provoqué des coupures de courant dans le nord du pays, une région accidentée et recouverte de jungle.

Une jeune fille de 16 ans a notamment été tuée par une chute de pierres dans le village de Woku, et trois mineurs d’alluvions ont péri ensevelis dans la localité de Wau, a indiqué l’agence nationale de gestion des catastrophes.

Des reconnaissances aériennes ont révélé une série de grands glissements de terrain et des dégâts dans plusieurs communautés isolées où l’aide a tardé à arriver.

"Les gens ici nettoient eux-mêmes", a raconté à l’AFP John Craig, un habitant d’Ukarumpa, dans les hauts plateaux de l’est du pays. Il a expliqué que ces quelques jours sans aide extérieure avaient été difficiles.

 

Images agences :

Séisme en Papouasie-Nouvelle-Guinée (11/09/22)

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"Nous avons souvent des tremblements de terre ici mais celui-ci était différent", a-t-il témoigné. "Ma femme, nos trois enfants et un ami avons attendu qu’il s’arrête depuis une colline à côté de chez nous. C’étaient les deux plus longues minutes de ma vie".

"J’ai vraiment cru que nous allions voir notre maison se disloquer et dégringoler le long de la colline", a poursuivi M. Craig.

Selon lui, aucune des quelque 300 maisons du village n’a été complètement démolie, mais beaucoup sont endommagées.

Il a expliqué que de nombreuses toitures de chaume sont tombées et qu’en raison d’une récente sécheresse, "il n’y a pas d’herbe pour remplacer ces toits".

Une grande partie des neuf millions d’habitants de Papouasie-Nouvelle-Guinée vivent en dehors des grandes villes. Dans ces régions, les routes goudronnées sont rares et les déplacements ne sont souvent possibles qu’à pied ou en bateau.

A Goroka, à l’ouest de l’épicentre, 1600 étudiants dormaient dans des salles de classe ou étaient hébergés par des proches après que les dortoirs de leur université ont été gravement endommagés.

Ce séisme est le plus meurtrier en Papouasie-Nouvelle-Guinée depuis 2018, année où un tremblement de terre avait fait environ 150 morts.

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