Psychologie

Selon une étude, l'odeur corporelle influencerait nos amitiés

© Issarawat Tattong - Getty Images

29 juin 2022 à 10:30Temps de lecture2 min
Par RTBF avec AFP

À l'instar des animaux, les humains sentent, inconsciemment, leurs congénères lors de la première rencontre. Ceux qui partagent des odeurs corporelles similaires auraient plus de chance de devenir amis, selon une étude.

Qui se ressemble s'assemble. Ce proverbe est renforcé par une récente étude publiée dans la revue NewsScientist. Selon les chercheurs de l'Institut de Sciences Weizmann en Israël, les personnes ayant une odeur corporelle semblable seraient plus susceptibles d'être amies par la suite.

L'odorat important chez les humains

Les animaux sont-ils les seuls à se baser sur l'odorat avant de faire connaissance ? Les possesseurs de chien connaissent bien cette situation, lorsque deux canidés se rencontrent, ils se reniflent avant de jouer, ou de s'aboyer dessus. Selon Inbal Ravreby, chercheur qui a mené cette étude, ce sens jouerait également un rôle essentiel dans les interactions sociales des êtres humains

Pour mener à bien leurs recherches, les spécialistes se sont basés sur vingt amitiés platoniques. Ces vingt paires, composées à parts égales d'hommes et de femmes, déclarent avoir été proches dès la première rencontre.

Les chercheurs ont analysé le t-shirt porté par les participants avec l'aide d'un "eNose", un appareil capable de détecter les composants chimiques d'une odeur. "Le nez a révélé que l'odeur corporelle était plus similaire entre les paires d'amis qu'entre les paires aléatoires formées en mélangeant les participants", précise l'étude. 

Les chercheurs ont également demandé à 25 volontaires de sentir les t-shirts des couples d'amis puis des t-shirts sentis de façon aléatoire. Ils en sont arrivés aux mêmes conclusions que le nez mécanique.

71% de réussite : l'odorat joue un rôle en amitié

Pour éliminer tout facteur extérieur pouvant influencer l'odeur corporelle, les chercheurs ont fait se rencontrer 17 volontaires, étrangers les uns aux autres. Ils leur ont demandé d'avoir des interactions sociales non verbales.Par la suite, via un questionnaire, les participants ont indiqué s'ils pourraient, ou non, s'engager dans une relation amicale. En parallèle, le "eNose" a comparé les composants chimiques des participants. 

Résultat ? Dans 71% des cas, le "eNose" a "deviné" quelles personnes pouvaient ultérieurement devenir amies. "Les résultats de notre étude suggèrent que notre nez joue un rôle plus important qu'on ne le pensait auparavant dans notre choix d'amis", conclut Inbal Ravreby dans un communiqué.

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