Santé physique

Selon une étude, TikTok perpétue un discours "toxique" sur les régimes minceur

Selon une étude, TikTok perpétue un discours "toxique" sur les régimes minceur.

© Cesar fernandez dominguez/Getty Images

Selon une étude américaine, les vidéos virales sur le réseau social TikTok parlant d’alimentation et de santé sont susceptibles de générer une influence "toxique" chez les jeunes. En cause, un manque d’expertise chez les créateurs de contenus et une approche faisant la promotion d’un "poids normal".

La course à la minceur omniprésente sur le réseau chinois

Les réseaux sociaux sont de plus en plus utilisés pour s’informer, notamment chez les jeunes générations. Mais quel rôle joue le réseau social TikTok en matière de connaissances sur la nutrition et les comportements alimentaires ? Selon une étude publiée dans la revue Plos One, les contenus les plus populaires ont une influence "toxique" sur les jeunes

"Nous avons été continuellement surpris par la prévalence du sujet du poids sur TikTok. Le fait que des milliards de personnes regardent du contenu sur le poids sur Internet en dit long sur le rôle que joue la culture de l'alimentation dans notre société", présente la co-auteure de l’étude, Marisa Minadeo. 

Les contenus valorisent un hypothétique "poids normal"

Pour mener à bien leurs recherches, Lizzy Pope, professeure agrégée de diététique à l'université du Vermont, aux États-Unis, et sa collègue Marisa Minadeo ont sélectionné 1.000 vidéos TikTok à travers dix hashtags populaires liés à l’alimentation, la nutrition et au poids. Par la suite, elles ont téléchargé puis analysé les 100 vidéos les plus populaires. Au moment de leurs recherches, chacun de ces hashtags cumulait plus d’un milliard de vues. Depuis, l’influence de ces hashtags a "considérablement augmenté".

Ces vidéos ont tendance à "glorifier" la perte de poids et évoquent le plus souvent un poids "normal" à atteindre en se basant uniquement sur l'alimentation. Pourtant, "tout comme les gens ont des tailles différentes, nous avons tous des poids différents",  explique le professeur Lizzy Pope dans un communiqué

La rigueur médicale n'est pas au rendez-vous

Autre problème soulevé par l'étude, les créateurs des contenus présents dans l’étude sont majoritairement de jeunes adultes et adolescents blancs. Par ailleurs, ces derniers ne font pas référence à des professionnels de santé comme des médecins, diététiciens ou coach certifiés. 

"Nous devons aider les jeunes à développer leur esprit critique et leur propre image corporelle en dehors des réseaux sociaux", explique Lizzy Pope.

Selon elle, l’un des besoins est de repenser le rapport au corps, à la nourriture et à la santé. "Il s'agit vraiment de changer les systèmes qui nous entourent afin que les gens puissent vivre une vie productive, heureuse et saine", conclut la spécialiste.

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