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Semaine du bio : l’Archenterre, pionniers du maraîchage bio, "Il y a vingt ans, ça n’attirait quasiment personne"

Vincent Cantaert a démarré le maraîchage bio il y a vingt ans
02 juin 2022 à 16:05 - mise à jour 04 juin 2022 à 10:35Temps de lecture2 min
Par Stéphanie Vandreck avec Miguel Allo et agences

La 17eme semaine du bio commence ce samedi 4 juin. Plus de 200 activités (portes ouvertes, conférences, ateliers, animations, dégustations, etc.), sont organisées jusqu'au 12 juin en Wallonie et à Bruxelles.

En 2021, la Wallonie comptait 1969 fermes sous contrôle bio, selon des chiffres présentés par Biowallonie et l'Apaq-W. Désormais, 15,5% des fermes wallonnes sont bio. Ce type d'agriculture représente 12,4 % de la surface agricole utile en Wallonie. Une part en progression constante depuis des années mais qui devrait encore doubler en moins de 10 ans pour respecter la feuille de route du gouvernement wallon. Gouvernement qui veut atteindre une part de 30% consacrée au bio en 2030. Ces exploitations fournissent 90% de la production belge. Tout au long de cette semaine, les producteurs tenteront de convaincre de leurs bienfaits ceux et celles qui ne sont pas encore convertis.

Rappelons que l’agriculture biologique "est une méthode de production respectueuse de l’homme, des animaux et de l’environnement. Se basant sur les cycles naturels, elle maintient la biodiversité et améliore la fertilité des sols. Les produits phytopharmaceutiques et engrais de synthèse chimiques ainsi que les OGM sont interdits. Les antibiotiques et les additifs
sont strictement limités". Une définition que l'on peut retrouver sur le site de Certisys, l'un des organismes de contrôle et de certification spécialisé dans les produits bio en Belgique.

Sur le terrain à l’Archenterre

Le site de six hectares proche du village de Walhain-Saint-Paul est entièrement dédié aux légumes et plantes aromatiques. Vincent Cantaert et son épouse s’y sont installés il y a quinze ans, après s’être lancés dans le maraîchage bio en 2002, à Corroy-le-Château. "Sur différents petits terrains qu’on avait en occupation précaire, on totalisait 65 ares de cultures en plein air et 13 ares de serres, se souvient-il. On a eu l’opportunité d’acheter ce terrain sur Walhain et on y cultive deux hectares en plein air et 6000 mètres carrés de serres". Les serres permettent de cultiver quasiment toute l’année et de bannir l’usage des pesticides. "Elles permettent effectivement de se protéger de certains insectes nuisibles ou des maladies cryptogamiques et des champignons qui attaquent les plantes. C’est le cas pour des cultures comme les tomates", précise le cultivateur.

Quand on vendait nos produits sur les marchés, on n’affichait pas que c’était bio

Aujourd’hui, ses légumes sont distribués chez des détaillants locaux et en vente directe, à la ferme comme sur plusieurs marchés bruxellois. Au plus fort de la saison, l’Archenterre emploie vingt personnes, pour assurer la culture, les récoltes et la vente des légumes. Mais il n’en a pas toujours été ainsi. A ses débuts, le maraîcher évitait même de mettre en avant le label bio, qui n’était pas vendeur. "On ne cultivait pas bio pour avoir un label, mais par conviction et pour offrir de la qualité. Ça n’était pas du tout dans les mœurs. Quand on vendait nos produits sur les marchés, on n’affichait d’ailleurs pas que c’était bio, témoigne-t-il. Maintenant on peut dire que nos produits bio attirent une certaine clientèle, mais il y a vingt ans, ça n’attirait pratiquement personne". A l’époque, il mettait en avant la fraîcheur et la diversité. Et il le fait encore aujourd’hui. Mais entretemps, la médiatisation de la filière bio et locale est passée par là...

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