Décadrages

[SERIE VIDEO] Une histoire du cinéma à dormir debout

Réalité, un film de Quentin Dupieux, avec Alain Chabat (2014)

© Realitism Films et Group/Boîte Noire

28 janv. 2022 à 06:40Temps de lecture2 min
Par RTBF La Première/Jean-Louis Dupont

'Une histoire du cinéma à dormir debout' s'intéresse aux rapports du réel et du rêve au cinéma, vus à travers divers films mettant en scène le réveil de personnages perdus entre songe et réalité. Une série vidéo en 3 volets, proposée par Jean-Louis Dupont, avec la spécialiste cinéma Diane Arnaud.

Le héros du film ouvre les yeux et, au lieu de se réveiller dans le monde réel, le voici propulsé à l'intérieur d'un songe ou d'un univers parallèle. Du cinéma de Méliès à celui de Quentin Dupieux, le faux réveil a, plus d'une fois, mis en scène l'entrée du spectateur dans la projection.

Grâce à des scénarios d'une complexité inédite (Un jour sans fin, Eternal Sunshine of the Spotless Mind, eXistenZ), les films contemporains refont la part belle à ce motif visuel et narratif.

Une histoire du cinéma à dormir debout (1)

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Le faux réveil déploie une nouvelle perspective esthétique, tantôt en douce, tantôt en sursaut ou en boucle.

En douce : les oeuvres de Luis Bunuel, Federico Fellini, Jacques Rivette ou Apichatpong Weerasethakul prennent l'allure d'une promenade surréelle entre la veille et le rêve.

En sursaut : dans les univers à sensations fortes de John Carpenter, Wes Craven, Brian De Palma ou David Lynch, le pouvoir fantastique du réveil est d'assurer la résurrection de la fiction pour prolonger la mystique du cinéma.

En boucle : d'eXistenZ (David Cronenberg) à Réalité (Quentin Dupieux), les réveils faussés se répètent possiblement à l'infini. Vouloir se réveiller ad vitam aeternam, c'est croire que le cinéma repose encore et toujours sur un imaginaire de la rupture et de la résurgence. 

Une histoire du cinéma à dormir debout (2)

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Une histoire du cinéma à dormir debout (3)

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Qui est Diane Arnaud

L’invitée de Décadrages est Diane Arnaud, auteure de Glissements progressifs du réel : Les faux réveils au cinéma.

Maître de conférences en études cinématographiques à l’université Paris 7, Diane Arnaud enseigne l’analyse et l’esthétique filmiques. Ses recherches portent, entre autres, sur les nouvelles modernités cinématographiques et sur les formes du cinéma japonais classique et contemporain.

Formatrice pour le dispositif " Lycéens au cinéma ", elle a rédigé des livrets pédagogiques sur, notamment,  L’Homme sans passé d’Aki Kaurismäki et sur les Surprises et enjeux du cinéma d’Ozu.

Diane Arnaud est l’auteure de : 

Le Cinéma de Sokourov : Figures d'enfermement, Editions L'Harmattan,2005

Kiyoshi Kurosawa : Mémoire de la disparition, Editions Rouge Profond, 2007

Changements de têtes de Georges Méliès à David Lynch, Editions Rouge Profond, 2012

Ozu à présent, sous la direction de Diane Arnaud et Mathias Lavin, Editions des G3J, 2013

Les images et les mots : Décrire le cinéma, sous la direction de Diane Arnaud et Dork Zabunyan,           Editions Presses Universitaires du Septentrion, 2014

Imaginaires du déjà-vu : Resnais, Rivette, Lynch et les autres, Diane Arnaud, Editions Hermann, 2017

Glissements progressifs du réel : Les faux réveils au cinéma, Editions Rouge Profond, 2018

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