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« Séropositif, le virus de l’exclusion » : le VIH toujours discriminant !

Portraits des protagonistes en version street art

© © Morgane groupe

21 mars 2022 à 08:28 - mise à jour 21 mars 2022 à 08:49Temps de lecture2 min
Par Alexandre Herman

C’est une réalité : quarante ans après l’apparition du SIDA, les préjugés concernant la séropositivité restent fortement ancrés dans nos sociétés. Comme si les premières descriptions, qui présentaient les malades comme forcément gays ou toxicomanes (sous-entendant une vie dissolue), avaient marqué l’inconscient collectif au point d’en oublier les autres modes de transmission du virus.

Cet état de fait crée une double peine pour les personnes porteuses du VIH : à côté des difficultés propres au traitement viennent s’ajouter des isolements familiaux, professionnels ou relationnels qui précarisent d’autant plus bon nombre d’entre elles.

Pascale, contaminée en 1984, tombe de haut lorsque son médecin lui prescrit en 1994 un test HIV. Le couperet tombe, on lui annonce qu’elle n’en avait plus que pour trois ans à vivre… Deux semaines plus tard, Pascale apprend que sa fille de 6 ans est également séropositive.

Jérémy, séropositif depuis 2008, est appelé la veille de son anniversaire par un ami qui lui fait part de sa contamination. Une semaine plus tard, une laborantine lui tend un papier qu’il refuse de toucher : c’est la confirmation que lui aussi est désormais porteur du VIH.

C’est en 1987, à peine arrivée à Paris pour faire carrière dans la mode, que Catherine, 25 ans à l’époque, apprend qu’elle est séropositive, elle " explose en plein vol ", ses rêves et son avenir s’effondrent. Elle ne dira rien à son entourage pour ne pas les inquiéter.

Fred, 58 ans : en 1986, une veille de départ en vacances, son médecin l’appelle par téléphone pour lui annoncer qu’il est séropositif et avant de raccrocher lui souhaite bonnes vacances. Persuadé qu’il n’en a plus pour longtemps, Fred décide alors d’essayer de tout oublier en faisant la fête dès que possible. Demain est un autre jour…

Joël, séropositif depuis 1992, s’est senti sale en apprenant qu’il était atteint par la " peste des temps modernes ". Il voulait se cacher. Quand il décide enfin d’en parler à son frère, celui-ci lui dit qu’il n’a pas le temps, qu’il ne s’agit pas de son problème… " si tu ne t’es pas protégé, c’est de ta faute ". Joël comprend alors qu’il ne devra compter que sur lui-même.

Au-delà de ces cinq parcours particuliers présentés sans fard par Laurence Delleur et Stéphanie Malphettes, ils sont aujourd’hui 150.000 en France à vivre dans la honte et le rejet du regard des autres.

 

" Séropositif, le virus de l’exclusion "

ce lundi 21 mars dès 20h30 sur La Trois dans Regard sur…

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Encourage love, not stigma
Encourage love, not stigma © Morgane groupe

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