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"Si on vaccine les professeurs dès demain, ces doses ne seront pas utilisées pour des personnes fragiles", estime Yvon Englert, délégué général Covid-19 Wallonie

20 avr. 2021 à 20:47 - mise à jour 21 avr. 2021 à 07:12Temps de lecture2 min
Par Hugues Angot

Les syndicats enseignants réclament depuis plusieurs semaines la vaccination prioritaire des professeurs. Une demande qui n’a jamais été plus loin dans les faits, notamment parce que la procédure serait très lourde. Une fin de non-recevoir qui a fait une nouvelle fois réagir les instances syndicales à l’annonce d’une vaccination prioritaire pour les athlètes qui partent aux Jeux olympiques.

Alors, y a-t-il vraiment un frein "logistique" à la vaccination des professeurs ? Sur le plateau de QR l’actu, Yvon Englert, délégué général Covid-19, a balayé cet argument. En fait, cela serait tout à fait réalisable en pratique, précise-t-il, mais il s’agit d’un choix : "En Communauté française, on compte 100.000 enseignants, cela implique donc la mise à disposition de 200.000 doses. Si l’on décide de vacciner les professeurs dès demain, ces doses ne seront pas utilisées pour des personnes de plus de 60 ans qui présentent des comorbidités, ceux-là mêmes qui ont un risque plus important de décès ou d’hospitalisation lourde. Mais, par ailleurs, il est correct de dire que nous souhaitions donner une attention particulière à l’école. Cet arbitrage revient à l’autorité politique".

Pour les services de police, par contre, un choix politique clair a été posé. Et pourquoi pas pour les professeurs ? Yves Van Laethem, porte-parole interfédéral de la lutte contre le Covid-19, précise que pour les policiers, il a été choisi de vacciner ceux qui avaient de nombreux contacts lors d’interventions, et non l’ensemble des policiers.

Vaccination, quel effet sur la crise sanitaire ?

La situation reste très tendue dans les hôpitaux. Pourtant, la vaccination avance à bon train. Pourquoi ne ressent-on pas d’impact positif sur les contaminations et les hospitalisations ? Yvon Englert reconnaît que la situation peut sembler paradoxale et frustrante, mais indique que les bienfaits de la vaccination se font tout de même sentir : "En fait, les modélisateurs de l’épidémie ont démontré que sans les vaccinations, nos hôpitaux seraient actuellement complètement saturés. La troisième vague est assez plate, justement parce que nous avons bien avancé dans la vaccination".

Choisir son vaccin ?

A court terme, il ne sera pas possible de choisir son vaccin explique Yvon Englert : "La vaccination de masse dans laquelle nous nous sommes engagés est une véritable course contre la montre, qui nous impose d’utiliser tous les vaccins disponibles. Par contre, à terme sans doute dès début 2022, on devrait entrer dans une campagne de vaccination 'classique'. Dès lors, chaque citoyen, avec l’aide de son médecin se verra prescrire le vaccin qui lui convient le mieux. Cela devrait pouvoir s’envisager dès l’année prochaine".

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