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Belgique

Sol sablonneux, effet urbain et températures ressenties : la canicule se poursuit en Belgique

La chaleur s’est invitée en Belgique pendant près d’une semaine. Des températures élevées, plus difficilement supportables en ville.
09 août 2020 à 14:28Temps de lecture2 min
Par Daniela Prepeliuc

Presque tout le pays est en alerte rouge depuis samedi. De leur côté, la province du Luxembourg et la côte sont en alerte orange. La chaleur est accablante. Malgré quelques averses ce dimanche, le mercure reste très élevé. Les valeurs afficheront encore 35 degrés de moyenne jusqu’à mercredi soir. Il fait donc chaud, très chaud, parfois même trop chaud en fonction des régions. Explications. 

Les endroits les plus chauds du pays

Comme souvent, la température la plus élevée de la journée sera enregistrée dans le nord-est du pays, dans le Limbourg. C’est d’ailleurs la première province à avoir été placé en vigilance rouge par l’IRM dès mercredi. Pourquoi là-bas ? Car dans la région, le sol est sablonneux. Et c’est lui qui fait grimper le mercure un peu plus que dans les autres régions.   

Autre endroit où les habitants souffrent encore plus de cette chaleur c’est en ville. La chaleur devient une fournaise parce qu’il y a l’effet urbain. On parle d’ailleurs dans le jargon météorologique, de l’îlot de chaleur urbain.    

A Bruxelles, la majeure partie de la ville est bétonnée. Résultat : la chaleur ressentie est donc beaucoup plus importante que les températures affichées.
A Bruxelles, la majeure partie de la ville est bétonnée. Résultat : la chaleur ressentie est donc beaucoup plus importante que les températures affichées. Belga

Il a un effet de dôme thermique. Il crée une sorte de microclimat urbain où les températures sont nettement plus hautes. Plus on s'approche du centre de la ville, plus le thermomètre grimpe. La responsable : la bétonisation. Ces dernières décennies, le béton a envahi nos villes alors que les espaces verts disparaissent à son profit. Tout au long de la journée, ce béton va donc absorber la chaleur, parfois 15 à 30% de chaleur. Et cette énergie est ensuite restituée lentement pendant la nuit sous forme de chaleur. Résultat : des villes suffocantes et une différence de quelques degrés entre le cœur de ville la campagne.  

Il est donc clair, qu’en fonction de leurs aménagements et de leur taille, les villes influencent donc leur environnement en créant parfois des micro climats.

L’indice Humidex

Il existe un facteur aggravant à cette chaleur : c’est l’humidité. Quand on évoque les températures, ce sont les valeurs affichées sous abris et à l’ombre. "Mais quand on a beaucoup d’humidité dans l’air, la chaleur est encore plus accablante", explique Gerrit Vertommen, prévisionniste à l’Institut Royal météorologique. 

C’est ce que l'on appelle la température ressentie. Cet indice, s’appelle HUMIDEX, il a été inventé par les Canadiens pour intégrer l'effet combiné entre l'humidité et la température.  

"En clair, demain, on prévoit 34 degrés à Liège mais à l’intérieur de l’atmosphère, il y aura près de 60% d’humidité, car on attend quelques orages ", ponctue Gerrit Vertommen. Donc, en combinant les deux, le ressenti des Liégeois ne sera pas de 34 degrés mais de bien de 45. Résultat : une chaleur étouffante et un facteur aggravant pour la santé.   

Conseils pour se protéger du soleil

Avec ces chaleurs extrêmes et une mauvaise qualité de l’air, il faut absolument ne pas s’exposer au soleil, privilégiez plutôt un local rafraîchi. Pensez à boire beaucoup d’eau, à maintenir un bon " régime salé ", reposez-vous et évitez les efforts physiques.    

Le Mode d'Emploi : quelles sont les villes les plus chaudes en Belgique ?

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