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Guerre en Ukraine

Solidarité sans faille à Medyka : "On essaye d’aider les femmes et les enfants qui sont victimes de toute sorte d’abus", dit l'Unicef

Dossier de la rédaction : solidarité en Pologne

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Medyka, capitale mondiale de la solidarité. C'est dans cette petite ville polonaise à la frontière avec l'Ukraine que beaucoup d'organisations humanitaires et de bénévoles accueillent chaque jour des réfugiés qui fuient les combats.

Souvent les nouveaux arrivants sont des femmes et des enfants. Un public particulièrement vulnérable aux abus et aux trafics. Sur place, entre autres, l’Unicef, le Fonds des Nations unies pour l’enfance, tente de protéger ces populations. "Nous travaillons ensemble avec le gouvernement polonais", affirme Daniel Tim, spécialiste en communication d’urgence pour l’Unicef. "Nous ne voulons pas établir de nouveau système parce que ça, c’est l’autre chose qui est très unique, c’est un pays développé qui a tous les services en place. Il y a un bon système d’éducation, il y a un bon système de santé et aussi de protection sociale. Et nous, Unicef et les autres agences de l’ONU, nous soutenons le gouvernement hôte pour mieux répondre à cette crise des réfugiés."

Dans le "Blue Dot", l'Unicef s'attèle à conseiller les réfugiés : "Nous les conseillons par exemple sur des détails pratiques. Où peut-on trouver des transports pour aller où on veut aller ? Par rapport à la santé, où est-ce qu’il y a un docteur qu’on peut aller voir ? Mais aussi des conseils par rapport à la protection", déclare-t-il. "On essaye d’aider les femmes et les enfants qui sont victimes de toute sorte d’abus. Et aussi, on essaye de donner une première aide pour la santé mentale parce que beaucoup de femmes et d'enfants qui arrivent ici ont vu des choses terribles, ont été obligées de laisser une partie de leur famille derrière et sont très traumatisées. Et elles méritent aussi notre soutien par rapport à ça."

 

De nombreux mineurs non accompagnés

De nombreux enfants arrivent à Medyka sans être accompagnés. "Mais nous n'avons pas de chiffres précis", regrette le spécialiste de la communication d'urgence. "La première grande vague est arrivée et les pays qui ont reçu les réfugiés n’ont même pas eu la possibilité de les enregistrer. Par contre, les enfants viennent souvent avec un caretaker. C’est-à-dire que la mère l’a confié à une autre mère. Par exemple, nous à l’Unicef, on essaye d’aider ces caretakers aussi parce que c’est la meilleure chose pour les enfants de rester avec eux et qu’ils n’aillent pas dans une institution."

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