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Sotheby’s essaie de relancer l’intérêt pour les NFT

"Conscious Stardust" d’Andrés Reisinger (2020) fait partie des lots de la vente "Inside the World of MaxStealth".

© Photographie Courtesy of Sotheby’s

Les temps sont durs pour les propriétaires de NFT, entre la chute des cours des cryptomonnaies et la baisse du volume des ventes sur des plateformes comme OpenSea. Sotheby’s espère relancer ce marché en mettant aux enchères, le 14 septembre, des jetons non fongibles signés Beeple, Pak et XCopy.

Ces NFT proviennent de la collection personnelle de MaxStealth, un entrepreneur australien anonyme. Il a commencé à en acquérir en 2020, alors que le marché des jetons non fongibles n’en était encore qu’à ses balbutiements. "Rétrospectivement, je crois vraiment que 2020 sera considérée comme une année emblématique dans le domaine du crypto-art", a-t-il déclaré dans un communiqué.

La technologie qui sous-tend les NFT est un fondement du Web3 : transparence totale, provenance à 100%.

En tant que pionnier dans le crypto-art, MaxStealth a réussi à mettre la main sur des NFT extrêmement rares — et donc convoités — de Beeple, Pak, Hackatao, Andrés Reisinger et Trevor Jones et José Delbo. Ils passeront tous sous le marteau chez Sotheby’s, dans le cadre de la vente "Inside the World of MaxStealth".

La pièce phare de cette vacation new-yorkaise n’est autre que "Departed" de XCopy. Les créations de cet artiste numérique londonien font des émules auprès des crypto-collectionneurs. L’une d’entre elles, intitulée "A Coin for the Ferryman", a été adjugée pour 6 millions de dollars en novembre dernier. Celle en vente chez Sotheby’s est estimée entre 600.000 et 800.000 dollars.

La vente "Inside the World of MaxStealth" pourrait rapporter entre 2,9 millions et 4,2 millions de dollars à Sotheby’s, d’après le magazine Penta. Cet événement est également une opportunité, pour la maison d’enchères, de s’attirer les faveurs des crypto-collectionneurs, ces jeunes acheteurs qui n’hésitent pas à investir des sommes importantes dans les NFT. En effet, les milléniaux ont dépensé, en moyenne, 20.000 dollars dans le crypto-art au premier semestre de 2021, selon le dernier rapport annuel d’Art Basel et d’UBS. La preuve que les jetons non fongibles n’ont pas encore dit leur dernier mot.

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