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Special Olympics : 2700 athlètes belges réunis à Louvain-la-Neuve et Braine-l’Alleud pour le sport inclusif

La nouvelle piste d’athlétisme indoor de Louvain-la-Neuve : un des sites occupés pour les 16 disciplines des Special Olympics

© RTBF jch

C’est parti pour les épreuves des "Special Olympics"!

La 38e édition des Jeux nationaux pour athlètes en situation de handicap mental se déroule à Louvain-la-Neuve et à Braine l’Alleud. Environ 10.000 spectateurs sont attendus jusqu’à samedi en fin d'après-midi.

Depuis ce jeudi matin, 2700 athlètes donnent le meilleur d’eux-mêmes dans 16 disciplines différentes, dont le judo, la natation, le football et le badminton. 52 partenaires dits "unifiés" (sans handicap) participent aux épreuves de ce grand rendez-vous sportif inclusif. Ils sont encadrés par 2600 coachs et volontaires.

Du talent dans les cordes

C’est devant leurs proches et leurs amis que les athlètes affrontent leurs adversaires. Parmi les participants : Louise, 27 ans, passionnée de badminton. D’origine parisienne, la jeune femme vit aujourd’hui dans un foyer belge pour personnes en situation de handicap. Raquette à la main, elle s’apprête à disputer un match de badminton dans la prestigieuse salle d’athlétisme de Louvain-la-Neuve. "C’est un sport que j’aime énormément. Je vais jouer avec mon éducatrice. Tout le monde peut faire du sport ; même en étant handicapée, on réussit quand même", souligne Louise. Et d’ajouter qu’elle aimerait participer à des compétitions internationales. "Cela me demandera beaucoup d’entraînement et de concentration", conclut-elle.

Fière d’accompagner sa protégée, Maïté, coach et éducatrice de Louise, partage la même passion du badminton. "C’est cela le plus important ! Le partage! Puis, j’aime l’aider et l’encourager pour qu’elle puisse évoluer et affronter d’autres joueuses, d’autres foyers. J'aime aussi voir le niveau des autres sportifs et pourquoi pas poursuivre l'aventure avec d’autres compétitions".

Vers la ceinture noire

Sur les tatamis, devant leurs supporters, une quarantaine de judokas s’échauffent. Heureux de retrouver ses amis après la trêve sanitaire, Nicolas (39 ans) ne cache pas son enthousiasme. "On est ici pour faire du judo, c’est ce qu’on aime et c’est super ! Et devant le public, c’est encore mieux !"

Jonathan, lui, joint la passion à l’ambition. A 20 ans, ce jeune tournaisien a déjà un beau palmarès, mais il ne compte pas s’arrêter de sitôt. "Je suis ici, c'est bien, mais j’ai déjà participé à des championnats provinciaux, régionaux et de Belgique, pour valides. Je me suis classé deuxième à une compétition aux Pays-Bas. J’étais troisième aux Championnats d’Europe. J’espère une médaille aujourd’hui. Mais bientôt, je viserai les Mondiaux de 2025. Et en 2028, les Jeux Paralympiques de Los Angeles".

Pour Olivier Duplouy, coach de judo, ces Special Olympics sont aussi l’occasion de prôner l’inclusion des sportifs en situation de handicap mental dans les entraînements et épreuves dites "normales". "Nous voulons aussi améliorer l’accessibilité au sport pour tous et donner davantage de visibilité aux sportifs en situation de handicap", conclut Olivier Duplouy.

 

 



 

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