RTBFPasser au contenu

AR bw, namur, lux

Stages et camps d'été : la responsabilité des animateurs

03 juin 2020 à 14:001 min
Par Laurent CHEPPE - Adeline DUJARDIN

Stages et camps seront autorisés cet été.  Et les animateurs de ces camps et stages, ce sont souvent des jeunes ! 

Des jeunes qui sont donc responsables d’autres jeunes, ce qui n’est pas à prendre à la légère..

"Les animateurs sont responsables des enfants qu’ils ont sous  leur surveillance et ils sont bien sûr responsables de leurs actes dans le cadre de leur travail" nous précise Adeline Dujardin d'Infor Jeunes. 

Et cette responsabilité peut donc être " engagée ", autrement dit " mise en cause " et ce sous différentes formes selon les actes commis : on va parler de responsabilité civile et de responsabilité pénale.

Civile, pénale, qu'est ce qui différencie le deux ?

"On parle de responsabilité pénale lorsqu’il faut rendre des comptes à l’ensemble de la société, sous forme de peine, après avoir mal agi et enfreint les règles ; par exemple en ayant frappé quelqu’un ou en ayant commis un vol puisque ça va à l’encontre des règles établies par la société. À côté de ça, on parle de responsabilité civile lorsqu’il faut indemniser la victime d’un dommage que l’on a causé, par exemple après lui avoir cassé le bras par accident"  

 

Dans le cadre d’un travail d’animation, au-delà de sa propre responsabilité civile, l’animateur porte également celle des enfants qu’il a sous sa garde. Il a un devoir de surveillance envers eux, s’il leur arrive quelque chose sous cette surveillance, il en va donc de sa responsabilité.           
Et si le jeune est mineur, la responsabilité civile pèse soit sur les autres animateurs majeurs, soit sur ses parents.

"On parle parfois de co-responsabilité puisqu’une action peut être intentée en justice sur le plan pénal et le plan civil en même temps. Prenons l’exemple d’un animateur accusé de harcèlement vis-à-vis d’un animé : sur le plan civil, il peut être poursuivi par les parents qui réclameraient des dommages et intérêts pour le préjudice causé et il peut également être poursuivi sur le plan pénal, par l’État, qui réclamerait une sanction pour avoir enfreint les règles".

Et qu’en est-il alors de l’organisation pour laquelle  le jeune travaille ?   

Ecoutez Adeline Dujardin  

Sur le même sujet

30 juin 2020 à 06:16
1 min
04 juin 2020 à 06:45
1 min

Articles recommandés pour vous