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Stephan Eicher, artiste et citoyen du monde

10 juin 2022 à 13:06Temps de lecture2 min
Par jto

Le 8 mai 1987, Ray Cokes, l’animateur du show musical télévisé de la RTBF, "Rox Box", rencontre le jeune artiste suisse, auteur, compositeur et interprète, Stephan Eicher. Le chanteur, fils d’un père tzigane, violoniste hors pair, est touché très jeune par le virus de la musique. Après des études artistiques à Zurich, il lance sa propre formation en pleine vague punk, " The Noise Boys " avant de fonder avec son frère Martin, le groupe " Grauzone ". Mais la formule ne correspond pas au rêve qu’il caresse. Finalement, Stephan se lance dans l’aventure en solo et trouve sa voie et sa voix.

Envie de plus d’archives : www.auvio.be/sonuma

Avec son groupe " The Noise Boys ", Stephan Eicher sort un premier album. Mais l’enthousiasme s’estompe rapidement. Avec son frère Martin, il crée une nouvelle formation " Grauzone " qui connaît le succès avec le titre " Eisbär ". Une réussite qui va amener l’artiste à voyager dans toute l’Europe. Fort de ses diverses expériences culturelles, il va composer des musiques métissées, différentes de ce qui existe déjà sur le marché. Un style unique. Ainsi en 1983, il sort deux albums : " Souvenir " et " Les chansons bleues "  qui lui ouvrent les portes des grands festivals. En 1985, nouvel opus : " I tell this night " et nouveau single " Two poeple in a room " l’amènent à l’Olympia. Deux ans plus tard, le succès est encore au rendez-vous. L’album, " Silence " qui comporte le titre " Combien de temps " lui permet d’entamer une tournée en Europe pendant une année. Quatre ans, plus tard, avec la complicité du romancier Philippe Djian, il publie " Engelberg " dont le titre " Déjeuner en paix " le catapulte au rang de star. En 1993, place aux albums " Carcassonne " et le live " Non ci badar, guarda e passa ". Mais le succès n’est pas toujours facile à supporter pour l’artiste. Aussi, il s’expatrie quelques temps pour se ressourcer. Il se réfugie sur d’autres continents, Amérique, Asie et Afrique. Il compose et publie les albums " 1000 vies " en 1996 et " Louanges " en 1999. Des aopus moins populaires mais qui démontrent le perfectionnisme de l’artiste. Et ça, ça vaut tous les succès. Une sérénité enfin retrouvée. En 2001, il sort une compilation de ses grands tubes : " Hotel’s ". Pour réaliser cet album, il a fait appel aux votes de ses fans pour choisir les chanson qui y figurent. 2004, arrive un nouveau bijou avec notamment la touche de Benjamin Biolay, "  Taxi Europa ". Un style plus rock qui marque le retour de ce citoyen du monde au-devant de la scène francophone. En 2012, il signe " L’envolée ", classé numéro un des ventes dans son pays d’origine. Suivront en 2013, " Rêveries ", tout un programme. Et ce n’est pas tout, Stephan Eicher, rarement devant une feuille blanche, publie en 2017, " Song book ". Et en 2019, " Hüh ! " et " Homeless songs " auquel ont participé plusieurs artistes dont Miossec et Axelle Red. L’artiste a trouvé au fil du temps, sa voie et peut désormais déjeuner en paix.

 

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