Moteurs Formule 1

Stéphane De Groodt, adorateur de Spa-Francorchamps : "Il y a la NASA avec les fusées... et il y a la F1 à Spa !"

Stéphane De Groodt, adorateur de Spa-Francorchamps : "Il y a la NASA avec les fusées... et il y a la F1 à Spa !"

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Le Grand Prix de Belgique, le quatorzième rendez-vous de la saison de Formule 1. Le mythique tracé de Spa-Francorchamps plait à pratiquement tous les observateurs... mais il pourrait toutefois disparaitre du calendrier.

"J'ai des souvenirs à Spa qui sont extraordinaires, en tant que fan et en tant que pilote. On a dit que c'était le plus beau circuit du monde, c'est en tout cas un des plus beaux", introduit le comédien belge (et ancien pilote) Stéphane De Groodt à notre micro.

"En tant que spectateur, il y a des endroits magnifiques pour apprécier l'évolution des voitures. En tant que pilote, chaque virage est un moment particulier dans un écrin hors norme. C'est difficile d'imaginer que ce circuit puisse disparaitre du calendrier. C'est comme si on supprimait Monaco. Certains circuits font la Formule 1. J'ai un peu de mal à y croire. C'est ce qui s'est produit avec le Paul Ricard, en France, il y a quelques années. Il est revenu pour finir. C'est comme les constructeurs, certains quittent puis ils reviennent. Je n'y crois pas. Si je dois y croire, j'espère que ça reviendra un jour", poursuit-il.

Et d'analyser : "Il y a des contingences commerciales qui font qu'il faut se rendre dans certains endroits. C'est ça qui fait que la F1 est aussi populaire qu'aujourd'hui. Par rapport à il y a dix ans, ça n'a presque plus rien à voir. Ca a sensibilisé de nouvelles générations de spectateurs et de pilotes. C'est le prix à payer pour faire en sorte que cette discipline émerge comme elle le fait. C'est un succès de fou. Ca passe par là. Vu le succès de la F1, j'ai du mal à comprendre pourquoi Spa ne serait plus au calendrier. C'est une pièce maitresse, c'est un rendez-vous incontournable. Ca va manquer en termes de pilotage. Pour la formation et l'expérience des pilotes, aller vite sur Francorchamps, ça veut dire aussi qu'on peut le faire sur d'autres circuits. Techniquement, ce n'est pas anodin comme circuit."

"Les voitures actuelles sont très assistées. Il y a beaucoup d'électronique. On le voit quand il pleut car ça annihile un peu les différences techniques. Ca fait la part belle au pilotage. A Spa, c'est le cas... même quand il fait sec. Il faut y aller pour prendre le Raidillon à fond de huitième, ce n'est pas donné à tout le monde de le faire. Ca signifie aussi régler une voiture susceptible de faire ça. Il y a un travail de mise au point. Quand on voit le Raidillon ou Blanchimont, on voit tout de suite la différence d'un pilote à l'autre. Même s'ils sont extraordinaires, parmi les meilleurs du monde. Parmi les meilleurs, il y a les 'meilleurs' et les 'moins bons meilleurs'. A Spa, ça se voit. Ca se joue à un dixième. Chaque virage a une spécificité. C'est également un tracé très rapide. Je connais ce circuit par coeur, je l'adore. Je pense avoir fait toutes les disciplines ici. Il y a la NASA avec les fusées... et il y a la Formule 1 à Spa. C'est dommage de virer Cap Canaveral", conclut Stéphane De Groodt avec la verve qu'on lui connait.

Stéphane De Groodt
Stéphane De Groodt AFP or licensors

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