Cyclisme

Tactique parfaite, victoire à la Remco : Rodrigo Beenkens analyse le "show Evenepoel"

Remco Evenepoel est devenu champion du monde, ce dimanche à Wollongong. Un succès analysé sur le plateau de 100% Sport le Mag, par Rodrigo Beenkens notre spécialiste cyclisme.

Une tactique parfaite : "le meilleur coureur et la meilleure équipe"

"On a beaucoup parlé de désunion l’an dernier à Louvain et aux JO. Ici, c’était vraiment l’union. Manifestement les intérêts nationaux sont passés avant les intérêts financiers. Cela a vraiment été un travail d’équipe. Les Français ont fait un feu d’artifice dans le Mount Keira à 200 km de l’arrivée et van Aert était déjà devant. C’était important psychologiquement. Le travail de Pieter Serry a permis aux Belges de rester en retrait pendant plus de 200km. Puis Remco Evenepoel est parti à 70 km de l’arrivée dans un groupe avec deux équipiers. Stan Dewulf a roulé pour creuser l’écart entre le groupe Evenepoel et le peloton. Et puis Quinten Hermans a servi de rampe de lancement pour Remco Evenepoel".

"L' union sacrée entre deux champions complémentaires est très encourageante"

L’une des satisfactions, c’est l’entente du duo Evenepoel-van Aert. "La Belgique a tout intérêt à ce que cela fonctionne entre eux, même si on sait qu’ils seront rivaux toute l’année. Cette union sacrée entre deux champions complémentaires est très encourageante pour la suite. Et chapeau au coach qui a fait de ses individualités une équipe".

Une victoire "à la Evenepoel"

Remco est parti de loin et il n’en est pas à son coup d’essai. "Il gagne à la Evenepoel, en solo. Il est parti à 27 kilomètres de l’arrivée. A San Sebastian, c’était 45, à Liège-Bastogne-Liège 30", énumère Rodrigo qui rappelle aussi ses raids à la course des raisins (60 km), à la Copa Bernocchi (40 km) ou sur le tour de Pologne (50 km). Ses adversaires le savent s’il part – même à 50-60 kilomètres de l’arrivée – il y a neuf chances sur dix qu’on ne le revoit plus".

"Ce que l’on va retenir au-delà de la victoire, c’est la manière. C’est le show Evenepoel. L’écart entre le premier et le 2e c’est 2 minutes et 21 secondes. C’est le plus grand écart (aux Mondiaux) en 54 ans. Depuis 1968, deux fois l’écart entre un premier et un deuxième était supérieur à la minute (Bernard Hinault 1’01 en 1980 et Greg Lemond 1'11'' en 1983). Ici on parle de 2 minutes 21, c’est tout à fait inouï. Oserais-je dire qu’il était presque une jambe au-dessus des autres".

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