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Taux de natalité en hausse: le confinement a donné des envies de "petit dernier"

Tous ces mois passés à la maison auraient-ils poussé certains couples à vouloir agrandir la famille? "OUI", disent les statistiques! Le taux de natalité est sérieusement remonté en Flandre et en Wallonie. Illustration dans un hôpital montois.   

Deux jours à peine qu'elle a pointé le bout de son nez. La petite Alba, sage comme une image, fait le bonheur de ses parents et de son grand frère. Pendant le confinement, ils ont longuement réfléchi à agrandir la famille...
"On venait de se marier, on avait envie d'un petit deuxième", raconte le papa. Leur fils se sentait aussi un peu seul, à l'heure où les mesures sanitaires interdisaient les sorties, les rencontres avec les amis, la famille. "C'est certain, le confinement a joué un rôle, et nous a amené à réfléchir! Et voilà le résultat".

En moyenne, à l'hôpital Ambroise Paré de Mons, une dizaine de bébés naissent tous les jours. C'est un peu plus que d'habitude, et les équipes ressentent cette augmentation à différents niveaux. "La charge de travail est plus importante" explique le docteur Delphine Leroy, gynécologue. "Les consultations sont plus chargées. On a plus de demandes pour des urgences, des ajouts de patients. Ensuite, toute l'activité de la salle des naissances: il y a plus d'accouchements, de complications dûes aux accouchements. Les gardes de nuit sont plus chargées qu'avant". 

Le nombre d'échographies est en hausse de 10% environ, précise encore cette spécialiste. "Cela donne une idée de ce qui nous attend. On se dit que nous aurons au moins une augmentation de 10% des accouchements d'ici la fin de l'année". 

En Wallonie comme en Flandre, la natalité repart à la hausse. Seule Bruxelles semble échapper à la tendance.
 

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