Taxé de "honte nationale", Donald Trump veut éteindre la polémique sur l'extrême droite

Taxé de "honte nationale", Donald Trump veut éteindre la polémique sur l'extrême droite

Le démocrate Joe Biden a dénoncé mercredi une "honte nationale" après un premier débat présidentiel abrasif avant la présidentielle du 3 novembre, tandis que Donald Trump tentait de se démarquer de ses propos ambigus sur les milices d'extrême droite.

Face au tollé, y compris au sein de son parti, le président républicain a appelé mercredi ces groupes de suprémacistes blancs à "laisser la police faire son travail".

Donald Trump est sous le feu de vives critiques pour sa réponse trouble, mardi soir, lorsque le modérateur du débat lui a demandé s'il était prêt à condamner les suprémacistes blancs. "Ok Proud Boys, reculez et tenez-vous prêts", a simplement répondu le milliardaire.

Visiblement ravi, le groupe paramilitaire, fondé en 2016 et lié à plusieurs épisodes de violences contre des manifestants antiracistes, a immédiatement adopté le slogan, postant sur les réseaux sociaux un logo avec la mention "Stand Back, Stand By".

Changement de ton, donc: "Je ne sais pas qui sont les Proud Boys", a affirmé Donald Trump mercredi à la Maison Blanche.

Honte nationale

Sans ambages, Joe Biden avait plus tôt déclaré que le seul message possible aux suprémacistes blancs était "arrêtez tout." "Peut-être que je ne devrais pas dire cela mais la façon dont le président des Etats-Unis s'est conduit, je trouve que c'est une honte nationale", a lancé, devant la presse, l'ancien vice-président de Barack Obama (2009-2017) lors d'une étape de campagne à Alliance, dans l'Ohio.

Se montrant revigoré au lendemain de ce premier débat chaotique, Joe Biden, 77 ans, est parti sillonner en train l'Ohio et la Pennsylvanie, terres industrielles où lui-même a ses racines et que Donald Trump avait remportées en 2016.

Comme pour tenter de définitivement tordre le cou à l'image de "Sleepy Joe" ("Joe l'endormi") que tente de lui coller Donald Trump, 74 ans.

Malgré les 90 minutes de désordre en direct devant des dizaines de millions d'Américains, le camp démocrate semble en effet rassuré par la prestation de son candidat qui, sans s'asseoir ni prendre de pause selon les règles de l'émission, a montré qu'il n'était pas le vieillard quasi-sénile si souvent raillé par son rival.

Le président a lui fait un bilan rageur du débat sur Twitter, en décrivant son adversaire comme une menace pour le secteur énergétique, l'emploi, le droit au port d'armes et la "loi et l'ordre". "Il détruira notre pays! Votez maintenant USA", a-t-il écrit avant un meeting qui s'annonce tempétueux le soir dans le Minnesota.

 

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