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Taxer les riches : le pont aux ânes du 1er mai

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Le 1er mai est tombé un dimanche. Avouons-le, ce n’est pas le jour idéal pour motiver ses troupes à battre le pavé et à scander dans les rues de la capitale les slogans préparés par la centrale syndicale.

En Belgique, sauf distraction de ma part, la seule mesure qui a retenu l’attention des médias, c’est celle du PS avec sa taxe sur les "riches". Mais – ô paradoxe – cette taxe existe déjà ! Via la taxe sur les comptes titres de plus d’un million d’euros, via l’augmentation de la pression fiscale sur le patrimoine des plus riches par le précompte mobilier (il est passé de 15% à 30% en quelques années), sans oublier l’augmentation de la TOB (taxe sur les opérations de Bourse), sans oublier tout un tas de réglementations qui ont mis à mal pas mal de niches fiscales.

Je ne prétends pas qu’il n’y a plus rien à faire en matière de justice fiscale, mais beaucoup a déjà été fait en ce sens. Et puis, second point, il faut se souvenir que "les épaules les plus larges" comme dit la vulgate de gauche contribuent déjà à l’effort collectif : les 10% de Belges les plus riches contribuent à un peu plus de 50% des recettes fiscales. Avouez que ce n’est pas rien. Mais bon, cette histoire de taxe des millionnaires, c’est aussi le rôle du 1er mai. Il faut bien motiver, galvaniser les troupes à continuer le combat social.

En réalité, le danger d’une sortie de crise, c’est que chaque parti dresse une partie de la population contre l’autre

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