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Belges du bout du monde

Thaïlande : Catherine Vanesse, journaliste freelance

Les Belges du bout du monde

Thaïlande

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Les Belges du Bout du Monde débarquent au pays du sourire avec la journaliste freelance Catherine Vanesse installée à Chiang Mai et Jean-Marc Segati, auteur d’un roman dont l’intrigue se déroule en Thaïlande. Anne Pollard a rencontré Pierre Swennen, un belge installé dans l’ex-royaume de Siam depuis bientôt trente ans, auparavant actif dans les réseaux de radios libres à Bruxelles et aussi sur Radio Une, l’ancêtre de La Première !

 

Catherine vanesse, journaliste free-lance pour différents médias locaux et internationaux…

© Tous droits réservés

Originaire de Namur, Catherine Vanesse a fait ses études à l’ISFSC – section écriture en multimédia.

En Thaïlande depuis 9 ans, elle a vécu un 1 an à Prachuap Khiri Khan, 3 ans à Bangkok et depuis 4 ans à Chiang Mai dans le nord de la Thaïlande, la deuxième plus grande ville thaïlandaise située dans le nord du pays.

Les Belges du Bout du Monde en Thaïlande avec Catherine Vanesse
Les Belges du Bout du Monde en Thaïlande avec Catherine Vanesse © Tous droits réservés

En janvier 2013, elle prend une année sabbatique pour voyager à travers l’Asie. Elle est allée en Thaïlande, Cambdoge, Myanmar, Laos, Malaisie et Australie.

Une partie de son périple s’est faite à deux roues ! Après trois mois de voyage, elle a acheté un vélo et échangé son sac à dos pour des sacoches. Elle a écrit un résumé de son périple pour un site spécialisé sur le vélo en Thaïlande : BicycleThaïland.

Comme les visas touristiques pour la plupart des pays sont limités à 30 jours, elle est passée très régulièrement en Thaïlande et à chaque fois, elle avait envie d’en apprendre plus sur le pays. Elle trouve qu’il y a un énorme contraste temporel en Thaïlande, en particulier à Bangkok, où d’une rue à l’autre, on passe des années 1950 avec des maisons en bois, des marchés, des vendeurs ambulants, et juste à côté on est en 2050 avec les gratte-ciels, des gens super-connectés à leur téléphone portable, le wifi partout,…

Catherine a eu la chance de travailler dès la fin de ses études en tant que web content editor et d’acquérir une bonne expérience dans les médias. Après 8 ans, elle avait un peu la bougeotte et a profité de l’opportunité qui existait encore à l’époque de prendre un crédit temps pour faire une pause d’un an et voyager. Au terme de cette année de voyage, elle ne se voyait pas revenir en Belgique et recommencer sa vie là où elle l’avait arrêtée. Elle avait surtout envie de ne plus être touriste et de vraiment connaître la Thaïlande.

En Thaïlande, il y a moyen d’obtenir un visa média, un permis de travail et une carte de presse. Autant d’atouts qui l’ont poussée à se dire qu’elle devait rester là-bas. Et très vite, elle a eu des collaborations régulières avec des médias francophones locaux.

En 2016, elle commence à travailler pour lepetitjournal.com/bangkok ainsi que pour un magazine qui s’appelait Paris Phuket. Milieu de l’année 2016, le magazine Paris Phuket s’est arrêté sur la décision des investisseurs. La directrice et le rédacteur en chef de Paris Phuket décident de lancer leur propre magazine et proposent à Catherine de les rejoindre. Une proposition qui ne se refuse pas !

Après avoir travaillé deux ans pour ce magazine culturel, elle rejoint Capa Production pour travailler sur un documentaire et peu après, Pierre Queffelec, le rédacteur en chef de lepetitjournal.com/bangkok lui demande de le rejoindre de nouveau.

En 2020, malgré le Covid, ils décident de lancer une édition sur Chiang Mai, lepetitjournal.com/chiang-mai, et sur le côté, avec un ami, ils décident d’organiser une nuit des galeries à Chiang Mai en novembre. Pour une première édition, l’événement rassemble 10 galeries et 1000 visiteurs ! Et ils ont organisé cet événement avec un budget de 1000 euros !

Catherine a l’impression qu’à chaque fois qu’elle se disait qu’elle devrait rentrer parce qu’elle n’avait plus de boulot, elle enchaînait toujours sur de nouvelles opportunités, c’était grisant et ça la poussait à rester, à continuer…

 

Après 9 années passées à l’étranger, elle s’apprête à rentrer en Belgique

Le Covid en est responsable en partie, elle n’aurait jamais imaginé ne pas voir sa famille pendant aussi longtemps. Le Covid a eu également un impact énorme en Thaïlande au niveau économique, où il n’y a pas de sécurité sociale et tous les business ont été affectés. Avec la fermeture des frontières pendant un an et demi, elle a vu aussi certaines de ses autres activités ou collaborations mises en suspens. Financièrement, elle atteint la limite qu’elle s’était fixée lors de son installation en Thaïlande. La crise en Ukraine, lui fait remettre aussi certaines choses en perspectives. Si elle adore la Thaïlande, elle a l’impression de ne plus trouver de raisons d’y rester, sa famille est en Belgique et c’est près d’eux qu’elle a envie d’être. Catherine pense reprendre des études à son retour en Belgique, elle envisage aussi une reconversion, mais c’est encore un peu tôt pour donner les détails.

Elle quitte la Thaïlande très sereine, elle y a passé sa trentaine, au début de ses 40 ans elle s’apprête à ouvrir un nouveau chapitre qui va très certainement s’annoncer très intéressant et elle a hâte !

Jean-Marc Segati, auteur d’un roman dont l’intrigue se déroule en Thaïlande...

Jean-Marc Segati est né à Liège et aujourd’hui il habite à Bruxelles tout en travaillant à Paris. Co-fondateur et vice-président d’un réseau franco-belge d’agences publicitaires, il voyage beaucoup, notamment en Asie. Il écrit aussi des romans dont les histoires se passent à l’étranger, en Grèce, en Thaïlande, aux Philippines, dans des lieux plus ou moins exotiques en fonction des besoins de l’histoire.

Voyager au travers des livres avec Jean-Marc Segati, une vidéo réalisée par Sarah Joveneau

Portrait de Jean-Marc Segati

Extrait des Belges du Bout du Monde

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Jean-Marc a toujours aimé écrire, mais par son métier, il n’avait pas toujours le temps et il n’avait pas non plus la conviction de pouvoir écrire un bouquin complet. Dans le cadre professionnel, il a souvent l’occasion d’écrire des articles, plutôt courts. Écrire un récit long, c’est comme un marathon, il faut pouvoir tenir sur la distance. Beaucoup de gens ont des idées, mais peu écrivent, Jean-Marc se rend compte que ce ne sont pas les idées qui manquent, mais la capacité à tenir la distance.

Pendant longtemps, il se décourageait d'avance et paradoxalement, c’est la nécessité d’écrire des livres professionnels qui lui a apporté une certaine assurance. Il a écrit sur la publicité, le marketing, il était payé pour rédiger ces livres et il avait des délais précis. Il a compris qu’il pouvait écrire des récits longs.

Il y a une dizaine d’années, il a écrit un premier roman "La fin de l’histoire" qui se passe à Rome. Il est actuellement en train de l’adapter pour la bande dessinée. Les gens ont aimé ce premier roman et cela l’a encouragé à continuer et à en écrire un deuxième "Aux Philippines", le troisième "Une carte postale" se déroule entre la Grèce et Paris et enfin, "Le voyageur immobile".

L’histoire de son dernier roman, "Le Voyageur immobile", prend place en Thaïlande

Livre "Le Voyageur Immobile" Jean-Marc Segati
Livre "Le Voyageur Immobile" Jean-Marc Segati Frederic Delchambre

Jean-Marc Segati a pas mal voyagé en Asie. Il est allé en Thaïlande une dizaine de fois.

Pour "Le voyageur immobile", il voulait vraiment écrire sur le rapport au voyage car il a toujours été frappé en discutant avec des expatriés de la différence entre le voyage et l’expatriation. Lorsque l’on vit à l’étranger, il y a un rapport aux racines qui est beaucoup plus marqué, qui passe d’ailleurs par l’alimentation. Tandis que le voyageur, souvent, a envie de se déconnecter de ses racines.

Michel, le personnage de son livre, veut vraiment voyager, ce n’est pas un expatrié, il pense avoir trouvé une opportunité de rêver de voyage en acceptant la proposition d’un de ses amis de reprendre un restaurant thaïlandais à Bangkok. Sauf que paradoxalement, une fois à Bangkok, c’est l’ami thaïlandais qui ne se plaît pas et il repart à Bruxelles. Michel se retrouve seul et ne s’en sort pas. Il rencontre par hasard un chef belge qui va transformer son restaurant en cuisine belge. Des gaufres de Liège et des frites mayonnaise, c’est tellement à l’opposé d’une salade de papaye et de la Thaïlande.

L’histoire commence en 2013, au moment des manifestations qui ont précédé le coup d’État de 2014. Jean-Marc Segati trouve intéressant le fait que, quand vous êtes expatrié, même si vous avez une bonne connaissance du pays et que vous y vivez depuis des années, vous n’avez aucune prise sur ce pays, et encore moins si les événements vous échappent. Lors du coup d’Etat, l’étranger est spectateur, il ne peut rien faire, juste espérer que tout se passe bien.

Le voyageur immobile explore l’envie de voyager et l’expatriation, deux choses tout à fait opposées et où la différence entre les deux est parfois ténue. Il est en effet tentant de s’imaginer commencer une nouvelle vie sous les tropiques à vendre des bières belges et des gaufres de Liège. Sauf que les choses ne se passent pas toujours comme prévu, qui plus est lorsqu’il s’agit de la Thaïlande.

Entre les incompréhensions liées à la langue ou la culture, la corruption ou d’obscures règles légales ou encore un coup d’État, démarrer une nouvelle vie en Thaïlande peut vite tourner à la gueule de bois, mais surtout à la désillusion.

À travers Michel et ses réflexions sur les raisons de sa présence dans le royaume alors que le contexte politique est de plus en plus instable, le livre fait office de miroir pour tous ceux qui ont tenté un jour l’expatriation, pour tous ceux qui rêvent d’aventures ou pour ceux qui se posent la question d’un retour au pays d’origine ou un départ vers ailleurs, le tout servi avec une plume fluide et une dose d’humour belge.

Son prochain roman, "Avant la fuite", Jean-Marc Segati l’a écrit pendant la pandémie du Covid-19

Un jeune homme hérite d’une affaire de son père dans la vente de voitures de luxe. Le personnage a, malheureusement, la très mauvaise idée d’investir beaucoup. Plein d’ambition et convaincu par ses rêves, il inaugure son nouveau showroom le 15 février 2020, juste avant le Covid-19 et il perd tout peu après ! Des mois plus tard, il ne lui reste plus qu’une seule voiture de luxe, une Bentley et pour survivre, il devient chauffeur tout en cherchant autre chose pour vivre.

Anne Pollard a rencontré Pierre Swennen, un autre belge amoureux de la Thaïlande

Pierre Swennen travaille en Thaïlande comme fixer et produit aussi du contenu pour les médias internationaux. Il habite sur place depuis 29 ans, ce qui lui a laissé vraiment le temps d’appréhender les contrastes de la Thaïlande. Il nous explique aussi que le tourisme est particulièrement compliqué en ce moment en Thaïlande : 14 millions de Thai sont sans boulot depuis le Covid.

 

 

Goûtez au dépaysement proposé par Adrien Joveneau et les Belges du Bout du Monde à 9 heures le dimanche en Radio sur La Première et abonnez-vous au podcast sur Auvio. Retrouvez aussi les histoires et les bons plans de centaines de Belges qui vivent aux quatre coins du monde sur la Carte des Belges du Bout du Monde.

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