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The Blaze : un retour musical qui en met plein la vue

10 juin 2022 à 09:46Temps de lecture3 min
Par Rémy Nakhla

Leur premier album "Dancehall" avait résonné à travers le monde, leur nouveau projet en fera sans aucun doute de même, le duo The Blaze est de retour. Les cousins Guillaume et Jonathan Alric reviennent sur le devant de la scène ensemble avec un premier titre "Eyes" profond et accompagné comme à leur habitude d’un univers visuel qui claque.

Ils étaient il y a quelques semaines au Core Festival, l’occasion pour Jam de rencontrer le duo avant leur retour très attendu sur une scène de festival belge.

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Salut les gars, pour poser une nouvelle fois les bases, The Blaze c’est quoi, c’est qui et c’est né comment ?

Jonathan : The Blaze c’est un groupe que l’on a avec mon cousin. Il faisait du dub à l’époque et moi je faisais du cinéma. J’avais besoin d’une musique pour un clip lors de mes études de ciné, j’ai demandé au couz' puis on a bossé ensemble sur un remix de son track. Du coup, on a simplement commencé à faire de la musique ensemble comme ça. On fait partie de la même famille, on a kiffé travailler ensemble et ça a pris petit à petit.

Comment ça se passe du coup de faire de la musique en famille ?

J : C’est cool ! On s’engueule comme tout le monde mais peut-être moins que dans d’autres groupes comme on se connaît quand même bien.

Guillaume : Et puis on est ensemble aux repas de Noel, on n’a pas le choix. Après comme on dit toujours, le cousin c’est le frère et l’ami mélangé. Il y a une espèce de légèreté, c’est l’ami augmenté quoi.

Toujours pour faire les présentations, je ne pouvais pas m’en empêcher, pourquoi ce blase "The Blaze"?

G : C’est marrant, tu dis ce blase pour rire et à la base de base c’est un peu comme ça qu’on l’a trouvé. On cherchait un nom et on s’est dit "il nous faut un blase" et pour rigoler et un peu par fainéantise on a dit "The Blaze". Puis on a regardé en anglais ce que ça pouvait signifier et on voit "l’incendie", ça nous a plu cette histoire de feu, cette image, donc c’est parti comme ça.

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Du fait notamment de ton background en cinéma Jonathan, vous accordez une importance toute particulière à votre univers visuel. Comment la musique et l’image se répondent chez vous ?

J : Le son et l’image sont deux arts complètement différents et les deux sont vecteurs d’émotions de ouf. Tu écoutes de la musique tout seul tu peux fermer les yeux et partir, voyager. L’image pareil, ça raconte beaucoup de choses. Du coup les deux ensemble, le média du clip donne un truc très intéressant à la fin.

Comment se passe du coup la création de ces clips ?

G : On n’a pas vraiment de technique, si ce n’est que de se laisser aller. On peut autant commencer sur une idée de clip et écrire la musique qui va avec que commencer une musique et avoir des images qui viennent en tête. Notre truc c’est vraiment de se poser et laisser les choses venir naturellement. On va toujours tricoter les deux médias jusqu’au bout, faire un ping-pong entre le son et l’image jusqu’à ce que ça sorte.

Vous avez une attache particulière avec la Belgique ? Quand on sait que par exemple, l’un de vos premiers clips "Virile" a été tourné ici.

J : J’ai fait 3 ans d’études ici à l’INRACI, l’école de cinéma donc j’ai plein de potes belges, j’ai vécu à Bruxelles. C’est trop bien de venir à chaque fois ici, j’ai écumé tous les bars de Bruxelles.

G : Oui "rires" parce que du coup, quand je venais voir le cousin pour venir travailler avec lui, on a fait quelques soirées où on s’en est mis des bonnes dans les bars de Bruxelles !

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Dans votre actualité, il y a ce morceau "Eyes" qui marque votre retour, vous pouvez m’en parler un peu ?

G : Ça faisait 3 ans qu’on n’avait plus vraiment "parlé" avec notre public. Ce morceau raconte un peu notre amour avec le public, dire qu’on est contents de revenir. C’est comme si pendant trois ans on avait eu les yeux fermés et que là on les ouvraient à nouveau, qu’on revoyait la vie, les gens et c’est un peu ça l’histoire, c’est pour ça qu’on revient avec ce morceau-là en premier. On revient aussi avec une captation de live comme vidéo et pas un clip comme on a l’habitude parce que c’est un peu ce qui nous a manqué le plus, c’est le truc le plus humain dans notre métier, les moments avec les gens sur scène.

La pandémie nous a laissé le temps, le temps de trouver cette nouvelle inspiration au moment où notre tournée se terminait.

J : Le temps de faire des erreurs, de les retravailler et de revenir avec des productions, des clips qu’on a pu parfaire jusqu’au bout.

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La suite ce sera évidemment d’autres morceaux, d’autres clips et une tournée qui a débuté au Core. The Blaze travaille dessus à fond mais ils préfèrent rester secrets dessus pour dévoiler les choses au meilleur moment. On a du coup hâte de savoir de quoi leur suite est faite. Une chose est sûre, elle arrive vite.

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