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Tournai : "On pense aux gens qui tremblent. Mais chacun a son Parkinson"

Jean-Luc Gosset est tournaisien, rotarien et parkinsonien. Avec son épouse, il a rejoint la Stop Parkinson Walk, ce dimanche, sur les derniers kilomètres avant La Glanerie.

© Pierre Wuidart - RTBF

05 oct. 2020 à 05:40 - mise à jour 05 oct. 2020 à 05:40Temps de lecture2 min
Par Pierre Wuidart

Jean-Luc Gosset est tournaisien. Il a 63 ans et a été diagnostiqué Parkinson il y a sept ans. "J’étais patron de l’entreprise que j’avais fondée. J’avais 150 employés. Et j’ai dû me résoudre à arrêter avant que mes collaborateurs ne s’en rendent compte". Cette maladie neurodégénérative ne se limite pas aux tremblements qu’elle peut provoquer. Elle joue aussi sur l’intellect.

"Le plus difficile, c’est la fatigue perpétuelle. Plus la journée avance, plus on a du mal à se concentrer, à tenir des discussions, à reprendre le fil de ses idées si on est interrompu. Les symptômes sont différents selon les patients. Chacun a son Parkinson". Dimanche après-midi, Jean-Luc Gosset a rejoint la marche contre Parkinson qui passait par La Glanerie (Rumes).

La Stop Parkinson Walk : 1500 kilomètres

Il s’agit d’une marche de cinquante jours et mille cinq cents kilomètres qui longe les bords de la Belgique. Selon les jours et les heures, les participants sont une poignée ou plusieurs dizaines à arpenter les frontières du royaume. "On voulait faire une randonnée unique. Pas aller à Rome ou à Compostelle" explique Ivo De Bisshop, l’instigateur de la Stop Parkinson Walk. "Et en ces temps de corona, on a fait le bon choix !"

Wouter Degraeve et Ivo De Bisschop, les deux leaders de la marche contre Parkinson.
Un kilomètre à pied, c'est bon pour la santé : le sport permet de lutter contre Parkinson.
Jean-Luc Gosset et son épouse ont rejoint la marche durant les derniers kilomètres, dimanche.

Au fil des kilomètres, les marcheurs parlent de Parkinson avec les gens qu’ils rencontrent et récoltent des fonds. Au moment d’écrire ces lignes, le compteur affiche 265.000 euros, mais il va encore augmenter grâce aux dons. "On espère obtenir un million d’ici la fin de l’année".

Les Rotary en renfort

Pour faciliter les aspects logistiques de son projet, Ivo De Bisshop a activé le réseau du Rotary. Ces Service Clubs s’occupent d’héberger les marcheurs et leurs accompagnants. Et ils organisent des actions pour toucher du monde. "Il faut encourager la recherche pour que d’ici dix ans, des médicaments existent pour guérir ou au moins stabiliser les patients atteints de Parkinson", estime le Flamand de 65 ans.

Rotarien lui-même, Jean-Luc Gosset salue l’initiative. "C’est une maladie qui peut toucher tout le monde. Et plus elle frappe jeune, plus elle frappe dur." Une marche, c’est une bonne façon selon lui de communiquer sur cette maladie, car le sport fait partie des solutions proposées par les neurologues dans l’attirail de lutte contre Parkinson. "C’est la moitié du travail en fait, avec les médicaments".

Ecoutez notre reportage audio sur cette marche contre Parkinson.

La marche Parkinson de passage : reportage audio

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