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Monde

Trafic d'êtres humains vers la Grande-Bretagne: démantèlement d'une filière albanaise active en Belgique

Sept suspects, tous de nationalité albanaise, ont été interpellés dans le cadre du démantèlement d'une  organisation de trafic d'êtres humains active en Belgique.

Les enquêteurs de la police judiciaire fédérale (PJF) de Bruxelles ont permis d'arrêter un groupe de criminels albanais qui s'adonnaient à un trafic d'êtres humains à destination du Royaume-Uni, a indiqué mardi en fin de journée le parquet fédéral dans un communiqué. Sept personnes ont été interpellées en Belgique et six à l'étranger.

Une première intervention a eu lieu sur le territoire belge et plusieurs suspects ont été arrêtés à l'étranger.

Le 19 décembre dernier, les enquêteurs de la PJF Bruxelles, assistés de leurs collègues d'Anvers, Halle-Vilvoorde et Mons, sont intervenus simultanément à sept adresses différentes. Lors de cette opération, sept suspects, tous de nationalité albanaise, ont été interpellés, dont six ont été déférés devant un juge d'instruction. Deux personnes l'ont été pour de nouveaux faits de trafic de stupéfiants. Lors de l'opération, les enquêteurs ont en effet découvert de la cocaïne, une balance de précision ainsi qu'une sorte de "comptabilité".

Le chef de l'organisation arrêté en Grande-Bretagne

En concertation avec les services de police britanniques, le chef de l'organisation a pu être arrêté au même moment au Royaume-Uni. Ce sont également cinq autres membres de l'organisation, deux suspects au Royaume-Uni, un suspect en Grèce, un suspect en Italie et un suspect au Monténégro qui ont été arrêtés à l'étranger. Leur extradition vers la Belgique est en cours afin de permettre leur comparution devant la justice.

La PJF Bruxelles a commencé en juillet 2018 à suivre de près les activités de plusieurs Albanais, soupçonnés d'organiser un transfert clandestin de citoyens albanais au départ de Bruxelles et à destination du Royaume-Uni.

Vu l'ampleur du trafic et les supposées ramifications dans d'autres pays européens, entre autres la France et le Royaume-Uni, le dossier judiciaire a été pris en charge par le parquet fédéral.

Les premiers éléments de l'enquête ont démontré que les victimes étaient emmenées d'Albanie vers la Belgique pour ensuite être placées dans des hôtels en attente de leur départ en camion vers le Royaume-Uni. Les consignes pour le transport des victimes étaient données depuis le Royaume-Uni, où les chefs supposés du réseau étaient établis. La branche belge de l'organisation était composée de deux cellules.

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