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Traité avec l'Iran : la France suit le dossier avec une "attention particulière"

Parlement fédéral belge. Image d'illustration.

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09 juil. 2022 à 13:40Temps de lecture2 min
Par Belga

Les autorités françaises suivent avec "une attention particulière" les débats en cours à la Chambre à propos du traité conclu entre la Belgique et l'Iran sur le transfèrement de personnes condamnées, a indiqué vendredi soir le Quai d'Orsay, siège du ministre français des Affaires étrangères, interrogé par l'Agence Belga.

Le parlement devra se prononcer jeudi en séance plénière sur ce traité conclu le 11 mars entre la Belgique et la République islamique d'Iran après plusieurs années de négociation discrète.

Extrait de notre JT du 5 juillet :

Un texte controversé

Le texte est controversé car, une fois ratifié par les deux parties, il permettra le transfèrement vers l'Iran de ressortissants iraniens. L'un d'entre eux intéresse plus particulièrement Téhéran: le diplomate Assadolah Assadi condamné en 2021 en Belgique pour un projet d'attentat déjoué en 2018 contre un rassemblement d'opposants à Villepinte, près de Paris. L'homme est accusé d'être le cerveau de ce projet d'attaque terroriste.

Il pourrait servir de monnaie d'échange avec un travailleur humanitaire belge, Olivier Vandecasteele, arrêté en Iran au mois de février de cette année et détenu depuis lors dans la prison d'Evin, dans la banlieue de Téhéran.

"Les autorités françaises suivent avec une attention particulière les discussions en cours au Parlement belge concernant le projet de loi d'assentiment permettant l'entrée en vigueur du traité conclu entre la Belgique et l'Iran le 11 mars 2022 sur le transfèrement de personnes condamnées", a indiqué le Quai d'Orsay.

"La lutte contre la menace que fait peser le terrorisme, sur notre territoire national comme sur la sécurité internationale, constitue une priorité pour la France, sans tolérance aucune vis-à-vis des organisations qui le promeuvent et de tous les acteurs, individus, entités ou États, qui y apportent leur soutien", a-t-il ajouté.

"Nous avions réagi avec fermeté au projet d'attentat contre un rassemblement de l'Organisation des moudjahidines du peuple iranien, déjoué le 30 juin 2018 à Villepinte. La France est à l'origine de la désignation en janvier 2019 de la direction de la sécurité intérieure du ministère du renseignement iranien et de deux individus directement impliqués dans la préparation du projet d'attentat sur la liste européenne des personnes et entités sanctionnées pour actes de terrorisme", a-t-il conclu.

Outre M. Assadi, la liste européenne comprend également le nom de Hashemi Moghadam, à l'époque vice-ministre du renseignement iranien, accusé d'être le commanditaire du projet d'attentat.

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