Vuelta - Cyclisme

Trois arrivées au sommet, des étapes casse-pattes : le profil de la semaine au Tour d’Espagne

Cette semaine, Remco Evenepoel devra affronter les premiers vrais dangers de la Vuelta.

© Belga

23 août 2022 à 05:00Temps de lecture2 min
Par Raphaël Deby

La Vuelta change de cap ce mardi. Les Pays-Bas, c'est fini. Voici le peloton arrivé en Espagne. Avec ce transfert, arrivent les pourcentages et les étapes dangereuses. Analyse.

Étapes 4 et 5 : le Pays basque dans toute sa splendeur

Pour son arrivée en Espagne, le peloton va démarrer avec la Pays basque, réputé pour ses côtes pas très longues mais souvent présentes. Ce mardi, tout d'abord, le peloton commencera plutôt tranquillement avec deux côtes assez courtes mais surtout la dernière dont le sommet sera à 14 kilomètres de l'arrivée. S'il est improbable de voir un leader tenter sa chance, certains coureurs souhaiteront sans doute anticiper l'arrivée en partant de plus loin.

Le lendemain, le peloton devrait déjà plus souffrir avec 5 côtes au programme sans qu'elles ne soient dans les 90 premiers kilomètres. À la veille de la première étape de haute montagne, une échappée de costauds pourrait bien en profiter pour aller chercher une victoire de prestige. Du côté des favoris, il faudra surtout veiller à ne pas perdre de temps bêtement.

Profil de la 4e étape.
Profil de la 4e étape. © Vuelta
Profil de la 5e étape.
Profil de la 5e étape. © Vuelta

Étape 6 : la montagne arrive, la vraie

Elle est là la première étape qui va donner des sueurs froides aux moins téméraires des sprinteurs. En route vers l'ascension de Pico Jano, le peloton va découvrir la haute montagne avec un premier col de première catégorie : le Collada de Brenes (6,2 km à 8,7%).

Pour terminer, les Roglic, Evenepoel, Almeida et autre Hindley devraient avoir leur première passe d'armes lors de l'ascension de Pico Jano, longue de 12,6 km à 6,6%. Nouveauté dans l'histoire du tour d'Espagne, cette ascension devrait donc être le théâtre d'un spectacle haut en couleurs entre les gros bras de cette Vuelta.

Profil de la 6e étape.
Profil de la 6e étape. © Vuelta

Étape 7 : vers une échappée de costauds

C'est un profil un petit peu particulier qui attend le peloton. Après près de deux heures de course très calmes, les coureurs auront droit à un menu assez indigeste avec l'interminable ascension du Puerto de San Glorio. Officiellement longue de 19,3 km à 5,9, la route s'élèvera déjà avant, on pourrait donc plutôt parler d'une montée de 26,7 km à 4,9%.

Après la première étape de montagne la veille et avant un week-end qui s'annonce explosif, le peloton ne mettra sans doute pas un train d'enfer pour rallier l'arrivée. Cela devrait suffire pour faire craquer les moins grimpeurs du peloton mais peut-être pas pour rattraper les fuyards de la journée. Si un groupe avec des grimpeurs de grande qualité prend les devants, il pourrait très bien rallier l'arrivée avec de l'avance, le profil étant globalement en faux plat descendant une fois le sommet atteint.

Profil de la 7e étape.
Profil de la 7e étape. © Vuelta

Étape 8 et 9 : un week-end capital pour le général

Six ascensions et puis cinq, ce week-end s'annonce animé pour les candidats au maillot rouge. À chaque fois, l'étape se terminera avec un col de première catégorie : le Colláu Fancuaya (10,1 km à 8,5) pour samedi et les Praeres de Nava (3,8 km à 13,1%) au menu de dimanche.

Juste avant le deuxième jour de repos, les favoris ne pourront pas se cacher et croiseront le fer pour marquer les esprits et grapiller de précieuses secondes qui pourraient bien faire la différence dans le décompte final.

Profil de la 8e étape.
Profil de la 8e étape. © Vuelta
Profil de la 9e étape.
Profil de la 9e étape. © Vuelta

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