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Tulsa : Biden affirme être venu "rompre le silence" sur le massacre d'Afro-Américains

Joe Biden à Tulsa.
02 juin 2021 à 05:16 - mise à jour 02 juin 2021 à 05:24Temps de lecture2 min
Par Belga

Joe Biden a affirmé mardi s'être rendu sur les lieux d'un massacre d'Afro-Américains à Tulsa, dans l'Oklahoma, afin d'"aider à rompre le silence" qui a longtemps pesé sur l'un des pires épisodes de violence raciste de l'histoire des Etats-Unis.

"Les événements dont nous parlons se sont déroulés il y a 100 ans, et cependant, je suis le premier président en 100 ans à venir à Tulsa", a insisté le démocrate en disant vouloir "faire éclater la vérité".  "Je suis venu ici pour aider à rompre le silence. Car dans le silence, les blessures se creusent". 

Certaines injustices sont si atroces qu'elles ne peuvent pas rester enterrées

Le massacre raciste de Tulsa a "trop longtemps été oublié dans notre Histoire. Aussitôt qu'il s'est produit, il y a eu un effort manifeste pour l'effacer de notre mémoire", a-t-il dénoncé en soulignant la présence dans le public, devant lui, de trois survivants centenaires de ce massacre: Viola Fletcher, Hughes Van Ellis et Lessie Benningfield Randle.

"Certaines injustices sont si atroces, si terrifiantes, si douloureuses qu'elles ne peuvent pas rester enterrées", a poursuivi l'ancien vice-président de Barack Obama. 

Joe Biden a profité de ce discours historique pour dénoncer les attaques "absolument sans précédent" contre le droit de vote des Afro-Américains, "le droit le plus fondamental", par le biais de lois restreignant l'accès aux urnes dans certains Etats conservateurs. "Ce droit sacré est attaqué avec une intensité que je n'ai jamais vue", a déclaré le démocrate. 

Accès au vote limité pour les minorités

Depuis la présidentielle, les projets de loi limitant l'accès au vote se sont multipliés dans les Etats à l'initiative des républicains. Ils sont dénoncés par les démocrates comme frappant particulièrement les minorités. 

A Tulsa, le président a donc promis de se "battre" pour qu'une loi électorale censée protéger l'accès aux urnes soit adoptée en juin par le Congrès, ainsi qu'un autre texte nommé en hommage à John Lewis, figure de la lutte pour les droits civiques décédé en 2020. La Chambre des représentants, contrôlée par les démocrates, a approuvé en mars le premier projet de loi (HR.1). 

"Le Sénat l'examinera plus tard ce mois-ci et je me battrai comme un diable, avec tous les outils à ma disposition, pour qu'il soit adopté", a-t-il déclaré, tout en admettant que sa majorité à la chambre haute était trop étriquée pour garantir ce vote.

États-Unis : un siècle après le massacre racial à Tulsa

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