La course contre la montre et le froid s’est poursuivie toute la nuit en Turquie et dans le nord de la Syrie pour extirper des survivants des violents séismes qui ont ravagé la région lundi, laissant plusieurs milliers de morts.
Selon le dernier bilan officiel – qui risque de s’alourdir – près de vingt heures après la première des trois secousses, d’une magnitude de 7.8 ressentie jusqu’au Liban, à Chypre et dans le nord de l’Irak, plus de 4300 personnes ont trouvé la mort dont 2921 en Turquie selon l’organisme public de gestion des catastrophes (Afad) et plus de 1440 en Syrie.
Les secours se sont acharnés dans le froid, sous la pluie battante ou la neige, parfois à mains nues, pour sauver chaque vie qui pouvait l’être, comme cette enfant de sept ans sortie des ruines à Hatay (sud), à la frontière syrienne, sous les yeux de l’AFP, après plus de 20 heures de terreur, le pyjama maculé de poussière.
Le mauvais temps qui plane sur l’Anatolie complique la tâche des secours et rend le sort des rescapés plus amer encore, grelottant sous des tentes ou autour de brasero improvisés.