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Ukraine : plongeon des marchés boursiers après l’attaque russe. Le cours du pétrole s’envole

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24 févr. 2022 à 08:23 - mise à jour 24 févr. 2022 à 13:04Temps de lecture2 min
Par Jean-François Noulet, avec Agences

Les Bourses européennes chutaient à l’ouverture jeudi après le lancement par la Russie d’une attaque militaire contre l’Ukraine, où des forces terrestres russes ont franchi la frontière.

A l’ouverture, Paris dégringolait de 4,19%, Francfort de 4,39%, Londres de 2,55%. L’Eurostoxx 50, indice européen de référence, chutait de 3,52%.

Les entreprises françaises de la Bourse de Paris qui ont beaucoup d’activités en Russie étaient les plus frappées par la chute de l’indice boursier jeudi, après le lancement dans la nuit d’une attaque de la Russie contre l’Ukraine.

Renault, présent via sa filiale Avtovaz, s’écroulait 8,31% après avoir perdu plus de 10% lors des premiers échanges. Société Générale, présent via Rosbank, perdait 5,02% et Alstom, qui a une participation de 20% dans le constructeur ferroviaire Transmashholding, 4,69% vers 9h10. La Bourse de Paris chutait dans le même temps 3,18%.

Sur Euronext, à Bruxelles, le Bel 20 ouvrait aussi en baisse de 3,10% Parmi les titres les plus en chute, on notait Ageas (-3,24%), KBC (-3,13%), Solvay (-3,23%) et Umicore (-2,08%).

Aucun secteur n’échappe à la baisse.

Ces mouvements à la baisse étaient attendus, vu la situation en Ukraine et les attaques déclenchées par la Russie.

A la mi-journée, la chute des marchés boursiers européens se confirmait. A Paris, le CAC 40 cédait 4,77% à 13h33, au plus bas depuis octobre. À Francfort, le Dax chutait de 5,21%, proche du creux d’un an atteint plus tôt en séance, et à Londres, le FTSE cédait 2,99%. L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 abandonnait 3,61% et l’EuroStoxx 50 de la zone euro 4,92%.

A Bruxelles, le BEL 20 cédait aussi plus de 3% en début d’après-midi. Les titres KBC (-7,10%), Solvay (-7,38%) et Ageas (-5,74), faisaient toujours partie des actions touchées par les baisses les plus fortes.

JT édition spéciale sur l'Ukraine : les conséquences économiques

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En Asie et à Moscou : les bourses aussi en dégringolade

Plus tôt dans la journée, La Bourse de Moscou plongeait à l’ouverture de plus de 30%. La chute se poursuit en cours de matinée. L’indice MOEX affiche à 10h00, heure belge, une baisse de plus de 45%. De son côté, la monnaie russe, le rouble, a atteint un plus bas historique face au dollar avant l’intervention de la banque centrale du pays.

En Asie, Hong Kong perdait 3,24%. Tokyo a fini en forte baisse de 1,81% et Shanghai de 1,70%.

Il faudra attendre le début d’après-midi pour prendre le pouls des marchés boursiers américains. Les contrats à terme sur les grands indices de Wall Street suggèrent pour l’heure une ouverture en repli d’au moins 2%.

Les cours du gaz et du pétrole en hausse

Du côté de l’énergie, ce jeudi matin, les cours du gaz ont aussi bondi de plus de 30% sur la bourse néerlandaise, référence en Europe, en réponse à l’attaque de l’Ukraine par la Russie.

Le cours du baril de Brent, le pétrole brut de la Mer du Nord, lui, poursuit sa progression à la hausse. Après avoir franchi hier les 100 dollars, il affichait ce jeudi à 11h20 une hausse de 8,76% et un prix de 105,28 dollars, pour une livraison en avril. C’est un sommet depuis 2014

Le cours du blé s’envole aussi

Les prix des céréales ont aussi atteint jeudi matin des niveaux record en séance sur le marché européen, avec un pic totalement inédit pour le blé à 344 euros la tonne sur Euronext, ont indiqué des analystes et courtiers à l’AFP.

Les cours du blé et du maïs, dont l’Ukraine est le quatrième exportateur mondial, se sont envolés dès l’ouverture, quelques heures après le début de l’invasion russe de l’Ukraine.

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