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Un agriculteur de Chaumont-Gistoux invite la population à venir glaner les carottes dans son champ, pour limiter le gaspillage

Faimes / Un glanage solidaire bien copieux

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05 janv. 2022 à 15:07 - mise à jour 08 janv. 2022 à 19:38Temps de lecture1 min
Par Hugues Van Peel

Il valait mieux être bien couvert pour se protéger du vent et chaussé de bottes pour s'aventurer dans ce champ boueux. Ce mercredi, des habitants des villages de Chaumont-Gistoux et alentours sont allés glaner des carottes à Longueville, à l’invitation d’un agriculteur. C’est sur le compte Facebook de la commune que le message a été diffusé.

"Nous sommes des adeptes de l’anti-gaspi, explique Claudine, qui a déjà rempli plusieurs sacs. Ca nous fait mal au cœur de voir ce champ qui risque d’être retourné. C’est quand même de la nourriture!"

Une production abondante

Cette année, la production est abondante, mais les capacités de stockage sont limitées. La pluie a aussi perturbé l’agenda, en accélérant la croissance des légumes et en empêchant parfois les machines de s’engager dans les champs gorgés d’eau pour la récolte qui a lieu d'habitude en octobre.

Résultat des courses, les carottes restées en terre ont continué à grandir doucement et se retrouvent aujourd’hui "hors-calibre", pas tordues mais bien trop grosses pour la grande distribution. A Longueville, l’agriculteur a finalement récolté une partie de son champ en décembre, car son acheteur a trouvé de la place in extremis pour stocker les carottes. Mais sur d'autres parcelles, les légumes ne seront pas ramassés du tout.

"C’est le monde moderne, on produit trop, déplore Jean-Marie, lui aussi venu se servir. On retourne les terres, on gaspille beaucoup de CO2 et à la fin il faut tout jeter, ou presque."

Dans ce champ, il reste d'énormes quantités de carottes à ramasser.
Dans ce champ, il reste d'énormes quantités de carottes à ramasser. Hugues Van Peel - RTBF

Ramasser en famille

Quoi qu’il en soit, tout le monde salue la démarche de l’agriculteur qui préfère offrir ses carottes avant les labours.

"Il y en a des milliers, on ne peut pas les laisser, on va les manger", se réjouit Laurence.

"On a vu des parents venir avec leurs enfants, c’est chouette, ajoute Claudine. On apprend aux enfants à ramasser, plutôt que d’aller dans les magasins acheter des légumes tout beaux tout propres."

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