Regions

Un an après les inondations, Aiseau-Presles se reconstruit petit à petit

© © Tous droits réservés

Si le Hainaut a été relativement épargné par les inondations de l’été dernier, Aiseau-Presles fait partie des communes de la province les plus touchées. Le 15 juillet 2021 en fin de matinée, la Biesme avait débordé. Dans de nombreuses habitations, l’eau était montée à plus de 2,50 mètres.

Un an après, le traumatisme reste présent chez la plupart des habitants. "Ça été très dur. Quand il pleut, c’est vrai qu’on a encore peur. On regarde tout de suite par la fenêtre pour voir si l’eau ne monte pas ", déclare Simone, une retraitée, de retour dans sa maison.

18 sinistrés toujours sans toit

À Aiseau-Presles, certains n’ont toujours pas pu revenir vivre dans leur habitation. C’est le cas pour 18 sinistrés. Pour eux, les travaux sont toujours en cours. Ils doivent faire face à certaines difficultés. "L’humidité est notre pire ennemie. On peut faire n’importe quoi, c’est très difficile de tout faire sécher, même un an après. Il y a une nappe phréatique qui est en dessous, et tant que le niveau ne descendra pas, le bas du mur va rester avec 30 centimètres d’humidité", explique Michel Figuier, un retraité sinistré de la rue Lambot, la rue la plus touchée. Autre obstacle, la pénurie des matériaux de construction, suite à la guerre en Ukraine, qui retarde les chantiers.

Michel Figuier et son frère s’activent pour refaire la "veranda". Objectif : terminer les travaux pour la fin de l’été.
Michel Figuier et son frère s’activent pour refaire la "veranda". Objectif : terminer les travaux pour la fin de l’été. © Valentin Lecocq

 

Je dois refaire tout le rez-de-chaussée de ma maison à mes propres frais. J’en ai pour 40.000 euros.

Un an après, les assurances ont indemnisé la plupart des sinistrés. Mais certains n’ont pas eu cette chance. Joshua Bracké a vu sa maison, qui était en travaux au moment du drame, être complètement inondée. Tout le rez-de-chaussée a été détruit. "Mon assurance ne m’a pas indemnisé étant donné que ma maison n’était pas considérée comme "habitable". C’est assez flou comme concept. Je me retrouve à devoir tout refaire à mes propres frais. J’en ai au moins pour 40.000 euros", explique-t-il.

A Aiseau-Presles, certaines maisons de la rue Lambot ne sont toujours pas habitables.
A Aiseau-Presles, certaines maisons de la rue Lambot ne sont toujours pas habitables. © Valentin Lecocq

Prévenir de futures inondations

Du côté de la commune, on continue à travailler à aider financièrement les sinistrés. 750.000 euros ont été débloqués par la Région wallonne pour aider ceux qui ont tout perdu.

En parallèle, la commune travaille pour prévenir d’éventuelles futures inondations. "Nous aurons en septembre deux étudiants ingénieurs civils de l’UCLouvain qui feront leur mémoire sur les inondations d’Aiseau. On espère obtenir un regard neuf et extérieur et en tirer des idées. Pour l’heure, nous avons équipé notre service travaux d’étançons et de pompes et sommes en train de réaménager les berges de la Biesme. Nous avons aussi lancé des études pour placer quatre bassins d’orage pour curer la Biesme et ainsi inspecter et rénover l’égouttage", explique Jean-Pierre Deprez, échevin des travaux et bourgmestre faisant fonction lors des inondations du 15 juillet 2021.

Sur le même sujet : archive du JT du 15/07/2022

Aiseau-Presles : quitter son logement à contrecœur

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement

Sur le même sujet

Inondations, un an après : les photos avant/après de lieux ravagés par les eaux et le récit derrière ces clichés

Regions

Inondations de juillet 2021 : L'opposition fustige la lenteur des études, Verlinden insiste sur la qualité du travail

Politique

Articles recommandés pour vous