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Belgique

Un an après les inondations : où en est la politique d’aménagement des sols, le "Stop béton" une réalité ?

Droit de suite : le « Stop béton » où en est-on ?

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25 juil. 2022 à 09:25 - mise à jour 25 juil. 2022 à 11:53Temps de lecture2 min
Par Miguel Allo sur la base d'une interview menée par Martin Bilterijs

Il y a un peu plus d’un an de terribles inondations ont frappé la Wallonie faisant 39 victimes, des centaines de blessés, et quelque 100.000 sinistrés. Un an plus tard, comment a évolué la politique d’aménagement du territoire ? Les inondations l’ont prouvé, l’étalement urbain et les constructions aggravent les effets des orages. Le béton n’est évidemment pas le seul responsable, rappelons qu’il s’agissait d’un phénomène météorologique extrême, mais cette artificialisation des sols devient les eaux et les crues vers les centres-villes.

Après la catastrophe, le ministre wallon de l’Economie et de l’Aménagement du territoire Willy Borsus (MR) a promis des évolutions par rapport au plan "Stop béton", en 2050, et des adaptations du schéma de développement territorial.

Un an après, où en est-on ?

Pour Hélène Ancion, chargée de mission pour l’aménagement du territoire et urbanisme à Inter-Environnement Wallonie, il y a l’envie de faire quelque chose, mais "pas toujours les yeux en face des trous pour ce qu’il faudrait faire. Et la crainte surtout, que du coup, ça mette des gens dans l’embarras par rapport à ne plus avoir de travail et notamment le secteur de la construction". Alors que, selon cette spécialiste, si l’on rénove, on entretient, on complète avec un étage, on divise des habitations trop grandes, cela pourrait donner du travail au secteur de la construction.

"Stop béton"

Le principe du plan "Stop béton" en Wallonie est une transposition politique d’un objectif fixé par la Commission européenne qui date de 2011 et qui vise à supprimer l’augmentation nette de surface de terre artificialisée d’ici à 2050. L’Europe a demandé à chaque région de mettre en œuvre des mesures pour atteindre cet objectif.

Pour y arriver, les solutions sont nombreuses, estime Hélène Ancion. Mais où en est-on ? Au nord du pays, explique la spécialiste, il y a eu des effets d’annonce. La population était divisée. Une partie estimait que la Flandre était déjà trop loin et qu’il était urgent d’agir. Concernant la Wallonie, lorsqu’on compare les territoires vu du ciel entre les deux régions, voire avec les Pays-Bas, "ça saute aux yeux la différence d’utilisation. Donc on se dit : ah ben ça va. En Wallonie, ça va encore. Mais mine de rien, non"

Hélène Ancion explique que toute la dispersion observée sur le territoire est très mixte. En Wallonie, c’est de "la dentelle […] où il y a que du logement. Et du logement que les gens payent très cher avec des impôts. Or, beaucoup de communes souhaitent pouvoir compter sur cet argent pour équilibrer leur assiette fiscale.

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